Spiritualité
26
04
2019

Le monde est une grande boutique de cycles

TAGS : Ame | Big Bang | Civilisation | Cycle | Cœur | Energie sombre | Ère du Verseau | Eveil | Gravité | Karma | Lune | Métamorphose | Mort | Multivers | Nœuds lunaires | Phases lunaires | Précession des équinoxes | Pyramides | Renaissance | Rêve | Roue | Saison | Soleil | Sommeil | Univers | Voie lactée
Publié le : 21 mai 2015 - Modifié le : 26 avril 2019

Observez le monde autour de vous : tout tourne autour de tout, des plus gros objets de l’univers comme les galaxies, jusqu’aux plus petits comme les électrons autour de leur atome. Et cette danse cosmique produit des phénomènes de cycles surprenants qui se mesurent en millions d’années ou en fractions de seconde. Voilà pourquoi le monde m’apparaît comme une vaste boutique de cycles. Je vous propose d’entrer dans cette boutique et d’y découvrir les merveilles exposées dans les... rayonnages...

Commençons par le commencement. Par le big bang. Au départ, il y a 13 milliards d’années environ, il n’y a rien, nous dit-on. En fait, aujourd’hui, plus personne n’est très sûr que le big-bang s’est produit dans un grand vide. Les scientifiques pencheraient plutôt pour un big bang qui se produit dans une sorte d’hyper-espace où se trouve... une multitude d’univers ! D’où l’hypothèse que le big bang serait dû à la collision entre deux univers. À quoi tiennent nos existences ! Il est déjà difficile pour le cerveau d’un humain qui vit dans 66 m2 [1] d’imaginer les distances phénoménales de l’univers, alors, se dire qu’il existe un hyper-espace occupé par une infinité d’univers...! C’est au-delà de notre entendement. Surtout, comme je l’ai souvent dit dans ce blog, quel est le sens de toute cette machinerie ? Et où est l’hyper-espace ? Dans un méga-hyper-espace qui contient une infinité d’hyper-espaces ?

Mais oublions cela, c’est trop compliqué à imaginer et retournons dans notre boutique de cycles.

Du big-bang au big crunch ou pire encore

On pense que notre univers connaît lui-même des cycles. Les scientifiques ont longtemps pensé qu’après une période d’expansion suivant le big bang, l’univers, à cause de la gravité, allait soudain amorcer le mouvement inverse et s’effondrer sur lui-même pour revenir à sa taille initiale, c’est-à-dire à peu près rien — c’est le big crunch — puis de nouveau exploser et donner naissance à un nouvel univers, et ainsi de suite. Un premier grand cycle de quelques dizaines de milliards d’années. Mais les observations récentes montrent que la force de gravité est en fait supplantée par une force supérieure inconnue, baptisée énergie sombre, qui est plus puissante, et entraîne l’univers dans une expansion infinie. Sa force est telle qu’elle étire la matière indéfiniment, déchirant littéralement les molécules, séparant les atomes des particules qui tournent autour. Bref, dans 15 milliards d’années environ, la matière sera volatilisée. Fin de partie. C’est le big rip, la grande dislocation. Nous sommes à peu près au milieu du parcours.

L’hypothèse actuelle qui prédomine est que l’univers est plat. C’est une feuille qui « flotte » dans l’hyper-espace entre deux autres feuilles, entre deux autres univers. Dans le big rip, cette feuille, comme une toile plastique, est étirée jusqu’à sa dislocation. Que se passe-t-il ensuite ? Mystère. Peut-être que les feuilles supportant les deux autres univers vont de nouveau se « choquer » provoquant un nouveau big bang...

Notre univers est plat, comme tous les autres univers qui le côtoient dans l’hyper-espace.

Voilà dans quoi nous vivons !

Mais ce cycle premier, si impressionnant qu’il soit, ne concerne guère notre vie quotidienne, laquelle est plutôt soumise à la mystérieuse force de gravité.

Gravité, quand tu nous tiens !

La gravitation est un aimant qui attire les objets les uns vers les autres, et aussi les filles vers les garçons et les garçons vers les filles, bref, c’est une force universelle. Elle est associée à deux images fortes : celle de Galilée lançant des objets depuis le haut de la tour de Pise pour voir comment évolue leur vitesse de chute en fonction de leur poids (et il constate que le plomb tombe plus vite que la plume), et bien sûr celle de Newton recevant une pomme sur le crâne, un soir dans son jardin. Il se pose la question : pourquoi la pomme tombe et pas la Lune ! L’histoire est sans doute légendaire mais Newton en déduira la loi de la gravitation : « Les astres s’attirent de façon proportionnelle au produit de leur masse et inversement proportionnelle au carré de la distance qui les sépare ». Plus tard Einstein posera que la gravitation est créée par des courbures dans l’espace-temps provoquées par l’objet massif. La Terre, par exemple, courbe l’espace-temps autour d’elle, et les objets qui passent à proximité glissent en quelque sorte dans cette courbure vers la Terre. Donc, le principe de l’attraction universelle est simple : les objets s’attirent les uns les autres en fonction de leur masse. Ainsi la Terre attire la Lune vers elle, mais la Lune exerce aussi une attraction de la Terre (la Terre s’étire quand même de 4 cm au passage de la Lune !).

Selon Einstein, la gravité courbe l’espace-temps autour des objets en fonction de leur masse.

Dans le ventre de sa mère, durant toute la grossesse, le bébé a été peu sensible à la gravitation. Il flottait tranquillement dans son liquide amniotique. Mais quand il naît, la gravitation est l’une des choses qui le fascine le plus, au point de passer son temps à faire tomber des objets de son berceau, de sa table à manger, de sa poussette, de tous les endroits où il se trouve. Il ne cherche pas à tester la résistance nerveuse de ses parents ; il fait l’expérience de cette force incroyable qui va l’accompagner tout au long de sa vie de Terrien... Et cette force l’intrigue tellement qu’il lui faudra un nombre incroyable d’expériences... pour prendre la mesure de la gravité et vérifier qu’elle fonctionne bien constamment, avec n’importe quel objet, de n’importe quelle hauteur, à n’importe quelle heure ! C’est ainsi que l’enfant fait l’apprentissage très précoce de cet aimant gigantesque qui attire tout à lui. Ainsi se prépare-t-il à vivre avec la gravité de notre planète.

Et c’est vrai que la force de gravité est une chose absolument hallucinante que les scientifiques ont encore du mal à comprendre car elle est invisible et pourtant modèle chaque instant de notre vie.

Sa force est telle qu’une étoile comme notre soleil garde dans son champ d’attraction des objets situés à 2,4 années-lumière, soit 24.000 milliards de kilomètres ! Ces objets sont des comètes glacées regroupées dans ce que les scientifiques appellent le nuage d’Oort. Le bord extérieur de ce nuage marque la fin du système solaire, la fin de la zone d’attraction du Soleil. C’est dire la puissance de la gravité... et l’énormité du soleil, énormité qu’on ne mesure pas toujours, car les illustrations représentant la Terre et le Soleil (comme celles que j’ai réalisées pour cet article !) faussent souvent les proportions. Alors, voyons la réalité :

Nous sommes vraiment peu de chose...!

C’est ainsi que notre Terre, avec sa masse, attire la Lune. Mais on nous dit aussi que la Lune s’éloigne de la Terre progressivement, qu’elle a été plus près autrefois et qu’elle pourrait bien nous quitter dans quelques milliards d’années. Bizarre. On ne comprend plus. Les objets s’attirent ou se repoussent ?

Mais non, rien de contradictoire, c’est simplement qu’il existe une autre force puissante, la force centrifuge, qui contrecarre la force de gravité. Si vous doutez de l’efficacité de la force centrifuge, prenez un virage un peu vite et vous verrez comme cette force vous propulse dans le fossé. Heureusement, les barrières de sécurité sont là pour vous arrêter... Plus quotidiennement, regardez le tambour d’une machine à laver en phase d’essorage, vous verrez à travers le hublot le linge se coller aux parois du tambour et l’eau disparaître dans les entrailles de la machine. Même démonstration avec une petite essoreuse pour la salade, ou, plus joyeusement, dans une fête foraine, sur un manège qui vous fait vous retrouver dans votre nacelle à l’horizontale...

La force centrifuge contrarie la force de gravité.

Voilà pourquoi, M. Newton, la Lune ne tombe pas, au contraire, elle s’éloigne de nous.

Donc, la Lune voudrait échapper à la Terre mais la force de gravité la retient, du coup, résultat de ces deux forces, elle tourne autour. Et c’est ainsi pour la quasi totalité des objets de l’univers : une force les attire les uns vers les autres selon leur masse, mais une autre force les projette à l’extérieur du champ gravitationnel, si bien que ces deux forces combinées produisent des objets qui tournent les uns autour des autres.

La conséquence la plus visible de l’interaction de ces deux forces c’est la sphérité ou sphéritude, comme on veut [2]. Voilà comment la gravitation et la force centrifuge ont inventé la roue. Ni l’une ni l’autre, a priori, n’ont à voir avec la sphère. Les objets attirés par la terre, comme les astéroïdes ou les débris de satellites, filent droit vers nous. C’est le cas justement des comètes du nuage d’Oort qui filent droit vers le Soleil. Mais les deux forces transforment les deux lignes droites en courbes. De sorte que les objets célestes sont ronds : les satellites sont ronds, les planètes sont rondes, les étoiles sont rondes, les galaxies sont rondes, les trous noirs sont ronds, etc. Tout ce qui tourne est rond. Et les vinyles, les CD aussi, et bien sûr les roues de nos vélos et de nos motos. Et même la fortune est une roue !

Voilà comment, quelques années après le big bang, tout s’est mis à tourner autour de tout !

Et ainsi sont nés les cycles. Tous les cycles ne sont pas liés à l’interaction de la gravité et de la force centrifuge : faites bouillir des pâtes dans de l’eau, vous verrez l’eau se gonfler par moment, puis se dégonfler, puis regonfler, etc. Les cycles sont des répétitions périodiques de phénomènes qui ne sont pas liés nécessairement à la sphérité (ou sphéritude). Mais pour les premiers hommes, les cycles étaient liés à deux gros objets sphériques, bien visibles dans le ciel, le Soleil et la Lune.

Et le Soleil créa le jour

C’est lui qui nous impose le cycle le plus important de notre vie, la journée. Mais en fait, on sait depuis Galilée et Copernic que ce n’est pas vraiment lui qui crée l’alternance de jour et de nuit, c’est la terre elle-même, en tournant sur son axe en 24 heures et des poussières, qui fait alterner sur son sol le jour et la nuit. On ne s’en rend pas toujours compte (et même jamais en fait), mais notre vaisseau terrestre tourne sur lui-même à une vitesse folle : 1.670 km/h à l’équateur, un peu moins de deux fois la vitesse d’un avion de ligne ! Et il tourne autour du Soleil à la vitesse phénoménale de 106.000 km/h, soit 30 km/s ! Depuis que vous avez commencé à lire cet article, vous avez parcouru 9.000 km dans le système solaire ! La Terre parcourt ainsi les 930 millions de kilomètres de son orbite en un an (en fait, 365 jours, 6 heures, 9 minutes et 4 secondes) [3].

L’un des cycles humains le plus important, car lié à sa survie, c’est la saison. Contrairement à une idée répandue, ce n’est pas le fait que la terre tourne autour du Soleil qui provoque les saisons. Non, ce qui provoque les saisons, c’est l’inclinaison de l’axe terrestre.

Lors de sa révolution autour du soleil, la Terre reçoit les rayons de l’astre sous des angles différents du fait de l’inclinaison de son axe.

Il y a quelques milliards d’années la Terre a été percutée par une autre planète, à peu près de la taille de Mars, baptisée Théia, qui a arraché un morceau du manteau terrestre et a fusionné avec notre planète. Les débris du manteau terrestre projetés dans le cosmos se sont peu à peu réunis pour former la Lune. Et c’est ainsi que notre jeune Terre un peu fofolle, qui tournait autour du soleil un peu n’importe comment, après cette grande baffe, s’est assagie, la Lune veillant à stabiliser sa course dans le ciel et à ralentir sa rotation... Mais l’impact a eu une autre conséquence, l’axe de la terre a basculé de 23° 26’ 14,427".

C’est l’inclinaison de cet axe qui provoque le phénomène des saisons. Tout au long de l’année, les mêmes régions du soleil ne sont pas frappées par les rayons du Soleil sous le même angle. L’été correspond pour nous au moment où les rayons frappent à angle droit, ou quasiment, et l’hiver au moment où ils frappent avec le maximum d’inclinaison. Voilà pourquoi, quand c’est l’été dans l’hémisphère Nord, c’est l’hiver dans l’hémisphère Sud, et inversement. Ce cycle des saisons était important pour nos ancêtres, non pas pour planifier leurs vacances au ski ou à la mer, mais pour suivre les métamorphoses de la nature. Pour des civilisations agricoles c’était une nécessité vitale de bien gérer ces cycles. Et bien sûr c’était vital pour l’Egypte, tellement dépendante des crues du Nil.

La précession des équinoxes

Mais l’inclinaison de l’axe de la Terre recèle une autre merveille, c’est la fameuse précession des équinoxes. La « baffe » donnée par Théia à notre planète a été telle que non seulement l’axe s’est incliné, mais un peu comme la tête d’un boxeur ayant reçu un magnifique crochet, l’axe est animé d’un mouvement rotatif qui dure environ 26.000 ans [4], un peu comme une toupie. Tous les 26.000 ans, l’axe de la Terre revient au même endroit. C’est le phénomène dit de la précession des équinoxes.

Les Anciens avaient découpé le ciel en douze constellations, douze groupes d’étoiles nommé poétiquement du nom d’une créature vivante [5] : Taureau, Bélier, Poissons, Capricorne, etc. C’est le zodiaque de l’astrologie. Tout au long de l’année, de mois en mois, le Soleil se lève dans une constellation différente. Mais en fait, au bout d’un an, le Soleil ne se lève pas exactement au même endroit dans la même constellation à l’équinoxe de printemps. Il semble reculer. Le phénomène est quasiment imperceptible, il est à peu près d’un degré tous les 72 ans. Un degré, c’est la largeur d’un doigt. Mais nos ancêtres ont néanmoins observé la régularité de ce recul qu’on appelle pour cette raison « précession des équinoxes ». Imaginez un axe passant par le pôle Sud et par le pôle Nord, la pointe de cet axe décrit un cercle dans le ciel :

Precession des équinoxes
Chemin parcouru dans le zodiaque par l’axe de la Terre au pôle Nord. © Tauʻolunga.

Ce qui veut dire que le ciel que nous avons au-dessus de nos têtes change régulièrement. Nos ancêtres s’en sont aperçu car certains monuments sont orientés dans une direction bien précise, par exemple vers l’étoile la plus brillante. L’étoile la plus brillante de nos jours est l’Etoile Polaire, mais cela n’a pas toujours été le cas. Constatant un changement dans l’alignement de leurs monuments, les anciens astronomes ont compris qu’un phénomène particulier se produisait. Mais il n’est pas certain qu’ils l’aient associé à l’inclinaison de l’axe de la Terre. Cette inclinaison a été découverte par Ératosthène (vers 276 - 194 av. J.-C.). Ils ont sans doute pensé soit que le Soleil lui-même était affecté d’un mouvement de recul (puisque l’on pensait à l’époque qu’il tournait autour de la Terre), soit que le ciel n’était pas aussi fixe et « tournait » aussi autour de la Terre (on représente d’ailleurs ainsi le « firmament » dans des gravures anciennes. Voir cet article du blog Je suis dégoûté : l’homme n’est pas au centre de l’univers !).

Il faut deux mille ans pour que Soleil parcoure un signe zodiacal et passe dans le signe précédent. Et donc 26.000 ans pour qu’il revienne dans le même signe. Comme nous l’avons vu dans un article du blog que j’ai consacré à ce phénomène Existe-t-il un lien entre les pratiques sportives et les ères spirituelles ?, nous nous situons actuellement entre le signe des Poissons et le signe du Verseau. Au bout de 13.000 ans de ce mouvement de toupie, naturellement, l’axe de la Terre a basculé à l’opposé de sa position initiale, de sorte que les saisons sont inversées.

Mystérieuse précession des équinoxes

En tournant autour du Soleil, la Terre « voit » tous les mois à peu près, le soleil se lever à l’Est dans une constellation différente, celle qui occupe le fond du ciel, lequel est fixe aussi. La Terre tournant dans le sens inverse des aiguilles d’une montre, les constellations du zodiaque sont parcourues dans le sens Bélier, Taureau, Gémeaux, etc. Mais à l’équinoxe de printemps (équinoxe vernale), les Anciens ont constaté que le Soleil se décalait légèrement vers l’Ouest « remontant » ainsi le zodiaque, d’où le terme de précession des équinoxes.

Ce phénomène est très important car il signifie que le ciel que les Anciens avaient au-dessus d’eux n’est pas le même que le nôtre. Comme certains monuments, notamment en Egypte, semblent orientés dans des directions bien précises du ciel, il est possible de retrouver la date à laquelle ils ont été construits en calculant la configuration correspondante du ciel. De ces calculs sont nées des polémiques sur l’âge des Pyramides de Gized ou du Sphinx, qui pourraient être beaucoup plus anciens. Voir l’article du blog sur les civilisations Qu’est-ce qui a donné naissance aux civilisations ?.

La précession des équinoxes nous fait entrer dans le mystère des cycles. Car, tous les deux mille ans environ, notre système de croyance religieuse semble changer de nature en fonction de la constellation dans laquelle se trouve le Soleil. Surprenant. J’ai montré dans l’[article du blog sur ce sujet : Existe-t-il un lien entre les pratiques sportives et les ères spirituelles ? que nos pratiques sportives aussi changent tous les deux mille ans, en suivant la même tonalité. Ainsi, nous passons de l’Ère des Poissons, symbolisée par l’affrontement d’une paire d’opposés (le Bien contre le Mal - Christ contre Anté-Christ) à l’Ère du Verseau symbolisée par l’accès à de nouvelles connaissances spirituelles déversées du ciel dans le cœur de chacun. Peu importe qu’on croie ou non à l’astrologie, peu importe que l’on confère ou non des « pouvoirs » aux constellations du zodiaque, le fait est que tous les deux mille ans, des changements profonds ont lieu dans nos mentalités, dans nos croyances et dans nos pratiques sportives. Ces forces immatérielles qui influent sur nos comportements sont-elles inscrites quelque part, dans la matière, dans celle que nous connaissons, la matière composée d’atomes, ou dans celle dont nous ignorons tout pour le moment, cette matière dite « noire » qui occupe quand même 27 % de la densité de l’univers ?

Essayons de comprendre cette dimension spirituelle des cycles de la nature.

Le cycle des saisons devait sans doute paraître étonnant à nos ancêtres. Il a, à l’évidence, créé dans l’esprit humain cette idée que toute chose naît, croît, vit et meurt. Le cycle des saisons nous renvoie au mythe de la renaissance. Cet arbre qui avait perdu ses feuilles, qui semblait mort, soudain, se met à verdir, les feuilles repoussent et parfois même des fleurs apparaissent sur ses branches. Miracle ! De là à penser qu’il en allait de même pour nous autres humains. Nos ancêtres ont sans doute pensé que si l’on nous enterrait après notre mort, nous allions renaître quelque part. Où ? Cela dépendait des croyances ! L’arbre qui porte les feuilles ne renaît pas, il n’est jamais mort. En revanche, les feuilles qu’ils portaient sont, elles, bien mortes. Puis elles se sont décomposées dans la terre et de nouvelles feuilles (les mêmes ?) ont repoussé sur les branches. Et nous, pauvres mortels, où repoussons-nous ?

L’idée s’est en tout cas formée peu à peu que la vie humaine pouvait aussi connaître des cycles. Vie, mort, renaissance. Il n’y avait pas de raison que l’homme, qui est de la nature, ne subît pas le sort commun. Sauf que les morts ne réapparaissaient pas ! Donc, on supposait qu’ils renaissaient... ailleurs, dans un autre monde. Ou sous une autre forme.

Toujours est-il que ce cycle des saisons a modelé notre façon de voir la vie, et donc la mort. Et l’on constate bien qu’il s’applique, pour une raison mystérieuse qu’on ignore, à toutes sortes de domaines. Des civilisations sont nées, se sont développées, puis ont décliné et sont mortes. Pourtant il ne s’agit pas d’organismes vivants créés par la nature, ce sont des constructions purement humaines. Même chose pour les entreprises : elles apparaissent, grandissent, connaissent leur apogée, puis disparaissent, mangées par la concurrence. Et parfois renaissent...

Etonnant. Pourquoi cette succession de phases semblent toucher tout ce qui vit ?

Et cela n’est pas dû qu’au cycle des saisons et à l’inclinaison de notre axe. Les étoiles aussi, connaissent ces cycles de mort et de renaissance. Notre Soleil lui-même est né — avec une centaine de sœurs jumelles — de l’effondrement d’une étoile baptisée « Coatlicue » (« mère du Soleil » dans la cosmogonie aztèque). Ses sœurs sont parties vivre leur vie dans le cosmos et le Soleil est resté seul maître à bord. Lui-même, dans un peu plus de dix milliards d’années, se transformera en géante rouge puis il perdra peu à peu de sa masse et se dispersera dans le cosmos sous la forme de nébuleuse planétaire. Il aura disparu et donnera naissance à de nouvelles étoiles.

Lui-même tourne autour du centre de notre galaxie, la Voie Lactée, en 250 millions d’années-lumière [6], un cycle qui n’a pas de réelle signification pour nous, mais dans cette course folle il nous entraîne quand même dans le cosmos à 220 km/s !

Le Soleil a lui-même des cycles. Le cycle principal est en moyenne de 22 ans. Pendant onze ans, l’activité solaire augmente et atteint un pic, puis, pendant les onze années suivantes, elle décline. Pendant ce cycle de onze ans, le champ magnétique du Soleil s’inverse, puis retrouve sa position initiale onze ans plus tard...

Vidéo montrant l’aspect de la couronne solaire à différents moments du cycle 23 (1996-2007). Lors du minimum du cycle (1996), la couronne est relativement homogène. À mesure que l’activité augmente, le nombre de zones très brillantes augmente. Crédit : SOHO-EIT / ESA & NASA. Source : media4.obspm.fr/pages_activite-solaire.

Ce cycle solaire ne semble pas avoir d’influence sensible sur notre climat. En revanche, lors de son pic d’activité, les vents solaires augmentent et envoient sur Terre leurs dangereuses particules. En principe, notre champ magnétique nous en protège, mais j’ai expliqué dans un article de ce blog Et si nous étions vraiment seuls dans l’univers ? que ces éruptions solaires, du fait de notre dépendance à l’électricité, pourraient détruire notre civilisation.

Yin et Yang sont dans un bateau...

Une évidence s’impose : dans cette vaste roue qui anime nos objets célestes et modèle nos vies, tout semble éternellement se transformer dans son contraire. La mort se transforme en naissance, la naissance en mort... le jour en nuit, la nuit en jour... l’été en hiver, l’hiver en été... le mariage en divorce... etc. Cette constatation, les Chinois l’ont faite voici bien longtemps, et c’est ainsi qu’est né le Yi-King, ce très mystérieux système de combinaison du Yin (principe féminin, obscur) et du Yang (principe masculin, lumineux) qui aboutit à la description de 64 hexagrammes, ou 64 situations.

Le Yi-King est aussi appelé le Livre des transformations. Pourquoi tout se transforme éternellement en son contraire ? Le Yi-King apporte la réponse. Chaque phénomène est animé par deux forces opposées. Un temps une force prend le dessus, puis elle s’affaiblit et c’est l’autre force qui la supplante. Ce qui était Yang devient Yin et inversement. Parce qu’il y avait un peu de Yin dans le Yang et un peu de Yang dans le Yin. Ainsi la côte est toujours suivie d’une descente, la pluie d’un rayon de soleil, un jour où rien ne va d’une journée où tout réussit, la perte d’un être cher d’une belle rencontre, un grand vide dans notre vie, d’une soudaine suractivité. Chaque situation contient en germe les éléments de sa transformation en son contraire. Pour peu, bien sûr — et c’est là que réside toute la sagesse asiatique — que nous laissions agir ces forces naturellement, sans nous interposer.

Ainsi le Yi-King est représenté par une roue où les deux forces opposées contiennent chacune en germe la force complémentaire. Les groupes de trois traits, appelés trigrammes, montrent l’évolution des forces opposées. Les 8 trigrammes constituent 4 paires d’opposés.

La figure du Yi-King au centre est entourée des 8 trigrammes de base obtenus en combinant par trois un trait impair (Yang) et un trait pair (Yin). Combinés deux à deux ces 8 trigrammes donnent les 64 hexagrammes du Yi-King.

Je ne vais pas ici décrire le fonctionnement du Yi-King. Ce qui est intéressant c’est de voir qu’une nouvelle fois les forces, visibles ou invisibles, qui gouvernent nos vies, ont toutes une dimension spirituelle qui colore leur action d’une tonalité particulière. Pourquoi, à chaque instant de notre vie, nous trouvons-nous dans une des 64 situations décrites par le Yi-King ? 64. Pas une de plus, pas une de moins. Avec chacune une tonalité particulière, des forces intérieures qui la stabilisent ou au contraire la déséquilibrent, la faisant basculer dans une tonalité différente. Sous quelle forme ces « tonalités » sont-elles inscrites dans l’univers, et où ? Découvrirons-nous un jour où se cachent ces systèmes vibratoires qui tissent la toile de fond de nos vies ?

Mais revenons à nos ancêtres et à ce qu’ils observaient dans le ciel. Bien sûr, ils voyaient le soleil, mais, comme le dit la Genèse, il y avait dans le ciel « deux luminaires », l’un pour éclairer le jour — le Soleil — et l’autre pour éclairer la nuit — la Lune. Dans ce ciel de nos ancêtres les plus primitifs, le Soleil apparaissait sans doute comme un luminaire certes puissant et magnifique, mais un peu basique : je me lève, j’éclaire la terre et je me couche. Bonne nuit les petits, à demain. Une vie très routinière. Alors que l’autre luminaire... Ah ! Oui ! La Lune, oui, la Lune, c’est autre chose !

La lune, la petite reine des cycles

Comme la Lune tourne sur elle-même à la même vitesse qu’elle tourne autour de la Terre, elle nous présente toujours la même face.

On devine que la Lune a fasciné les premiers hommes. Pensez donc : voilà un astre qui attend tranquillement que le Soleil soit couché pour apparaître. C’est déjà en soi une curiosité ! Mais en plus, il n’apparaît pas tous les jours sous la même forme. Quelle bizarrerie ! Comme c’est étrange ! Un jour un croissant, un autre une demi-sphère, un autre une sphère presque complète, un autre un disque plein, puis une autre demi-sphère et enfin disparition complète !

Oui, nos ancêtres ont dû se poser beaucoup de questions sur la nature de cet astre. Et ils s’en sont posées effectivement !

Et encore aujourd’hui, beaucoup se demandent si les zones obscures sur la Lune ne sont pas dues à l’ombre de la Terre sur notre satellite. Il n’en est rien. Les différentes phases de la Lune sont dues à sa position par rapport au Soleil, de notre point de vue sur Terre. Ainsi, quand la Lune est à l’opposé du Soleil, elle est totalement éclairée par lui, et les Terriens se trouvant du bon côté voient ce qu’on appelle « la pleine lune ». À l’opposé, lorsqu’elle est entre la Terre et le Soleil, elle n’est pas éclairée (ou très faiblement par la Terre) et disparaît du ciel. C’est la nouvelle lune. Entre ces deux extrêmes, le Soleil effleure à peine la Lune, c’est le premier (et dernier) croissant, ou à moitié (premier quartier ou dernier quartier), ou au trois-quarts (Lune gibbeuse) [7].

Les phases lunaires ont dû longtemps intriguer nos ancêtres. A noter qu’elles sont présentées ici ’vues’ de l’hémisphère nord de la terre.

Et pour épaissir encore le mystère, la Lune met autant de temps pour tourner autour de la Terre que pour tourner sur elle-même, si bien qu’elle présente aux Terriens toujours la même face. Les premiers hommes ont dû être effrayés par cet astre qui les regardait ainsi fixement toutes les nuits... Et surtout qui se métamorphosait pendant les un peu plus de 29 jours de son cycle [8].

Cette fascination explique sans doute le fait que la plupart des civilisations ont pris les cycles de la lune pour découper l’année en mois de 29 ou 30 jours, avec un petit rattrapage pour coller au cycle annuel dicté par le Soleil. Et encore... on sait que les Egyptiens ne rattrapaient pas le retard. Ils utilisaient un calendrier composé de 36 cycles de 10 jours (décades) auxquels ils ajoutaient 5 jours pour retomber sur les 365 jours. Comme la Terre met en fait 365,24 jours pour tourner autour du Soleil, ils auraient dû ajouter un jour tous les quatre ans. Mais ils ne le firent pas. Leur calendrier se resynchronisait tous les... 1.460 ans ! Pour l’anecdote, quand César tomba amoureux de Cléopâtre lui apparaissant pour la première fois nue, enroulée dans un tapis qu’on déroula à ses pieds, il tomba aussi amoureux du calendrier égyptien et l’importa à Rome, en prenant soin, sur les conseils d’un érudit égyptien, d’instituer un jour de rattrapage tous les quatre ans (année bissextile). Ce qui, en fait, ne suffit pas ; il fallut rectifier le calendrier de nouveau et c’est le pape Grégoire XIII qui s’en chargea à la fin du XVIe siècle, d’où le nom de calendrier grégorien donné au calendrier occidental.

Mais pourquoi les Egyptiens ne rectifiaient pas ? Resituons-nous à l’époque. En Egypte, la vie était rythmée par les crues du Nil. Ce fleuve dont la vie des Egyptiens dépendait était aligné dans l’axe Sud-Nord, sa source étant au Sud. Les Egyptiens avaient remarqué que le Soleil était à son maximum au moment où débutaient les crues, c’est-à-dire au solstice d’été, et l’étoile Sirius (étoile symbolisée par une étoile à 5 branches), apparaissait, un peu avant le Soleil, juste au-dessus du Nil après avoir disparu pendant soixante-dix jours. Pour les Egyptiens donc, c’étaient les dieux, le ciel, qui réglaient la vie du peuple en provoquant la crue annuelle du Nil, et non le calendrier. Bref, ils vivaient au rythme des cycles de la nature et non en fonction du décompte calendaire des jours. Et le décalage ne les gênait pas. Tous les 1.460 ans, ils saluaient simplement le fait que Sirius se levait de nouveau juste dans l’axe du Nil...

Le mot « mois » vient lui-même du latin « mensis » signifiant « lune ». La plupart des calendriers sont maintenant constitués de mois de 30 ou 31 jours, avec l’ajout d’un jour tous les quatre ans, le 29 février, pour rattraper le retard sur la durée réelle de la course de la Lune autour du Soleil. Seul le calendrier musulman reste purement lunaire, avec donc des années de 354 ou 355 jours calculées depuis la date de l’Hégire (départ des compagnons de Mahomet de La Mecque) en 622. 2015 est donc l’année 1435 de ce calendrier. Mais les pays musulmans se réfèrent aussi depuis deux siècles au calendrier luni-solaire grégorien, sauf pour la détermination des fêtes religieuses où la tradition reste d’observer les phases de la Lune dans le ciel sans recourir aux techniques modernes de calcul, pratique jugée incompatible avec la tradition. Ainsi le ramadan commence donc le mois du ramadan, c’est-à-dire le 9e mois du calendrier musulman, au moment où apparaît le premier croissant de la nouvelle lune. Or, on a vu que les phases de la lune apparaissent différemment selon l’endroit de la Terre où l’on se trouve, si bien que le début du ramadan et sa fin (dernier croissant) peuvent varier d’un pays à l’autre.

Preuve de l’importance de la lune dans la culture musulmane, les pays qui se réclament de l’Islam ont adopté le fameux croissant lunaire associé à une étoile (Sirius ?). Le croissant représenté est le dernier, en référence, semble-t-il, à la fin du ramadan. Et comme beaucoup de choses, ce symbole a été inventé... par les Babyloniens !

Ainsi la Lune, davantage que le Soleil, a marqué les esprits de nos ancêtres. Ses phases symbolisent parfaitement les cycles de vie : naissance (premier croissant timide), croissance (premier quartier), apogée (pleine lune) puis début du déclin et disparition. Puis de nouveau, renaissance. Le Soleil n’est pas si subtil dans ses cycles. Ceux de la Lune sont très complexes. Et c’est pourquoi j’ai surnommée la Lune « la petite reine des cycles » !

Le moment le plus mystérieux est celui où elle disparaît quand elle n’est plus éclairée par le Soleil. Il s’écoule environ trois jours avant que le premier croissant ne se manifeste. Trois jours d’obscurité totale. La Lune semble voyager dans les ténèbres de l’enfer. Il ne faut pas oublier que, si nous sommes là, c’est que nos ancêtres petits rongeurs ont profité de la clarté lunaire pour chasser la nuit quand leurs prédateurs, les dinosaures, dormaient. Pendant les trois jours de la « nouvelle lune », nos ancêtres devaient rester chez eux, la faim et la peur au ventre. À l’inverse, on dit que les nuits de pleine lune, les félins s’abstiennent de chasser. Eux qui voient la nuit (ils sont nyctalopes) peuvent surprendre leurs proies facilement, sauf les nuits de pleine lune. Alors, ces nuits-là, ils ne bougent pas et humains et animaux font la fête ! Ils ne courent aucun danger ! Et les félins rongent leur frein...

Ce nombre 3 associé aux trois jours de disparition apparente de la Lune est important car on explique ainsi le mythe qui veut que Jésus ressuscite trois jours après sa mise au tombeau. C’est dire la charge symbolique des cycles lunaires ! Voyons un peu cela :

- la nouvelle lune est une période de recharge des énergies. Un nouveau cycle s’annonce. Les vieilles énergies sont évacuées.
- le premier croissant est une période où la lumière commence à chasser l’ombre. C’est une excellente période pour s’analyser, faire le point, le tri. Mais l’ombre domine encore.
- dans le premier quartier, les énergies positives et négatives s’équilibrent, on peut donc mieux profiter des positives sans être trop contrecarré par les négatives.
-  la lune gibbeuse croissante marque un pic dans les énergies.
- la pleine lune est naturellement le moment où les énergies sont les plus douces et les plus positives.
- la lune gibbeuse décroissante qui suit est le moment idéal pour se détendre, se reposer après un moment où l’énergie a culminé.
- le dernier quartier marque la remontée des énergies négatives, mais l’ombre n’a pas que des inconvénients...
- le dernier croissant peut être un peu tendu. La fin approche...

La Lune est si mystérieuse que ces différentes phases ont souvent servi de base à la magie (blanche ou noire), mais elles peuvent aussi guider les phases de méditation...

Voici dans quelle phase lunaire nous nous trouvons aujourd’hui [9] :

Découvrez les cycles lunaires pour 2015 :

Cycles lunaires pour 2015

Les phases de la Lune auraient aussi une influence sur nos plantations : www.jardinlunaire.fr. Et même sur la coupe des cheveux : www.calendrier-lunaire.net/calendrier-seCoifferAvecLaLune. Tout cela n’est pas très scientifique, mais ce qui est sûr c’est que la Lune agit directement sur les marées.

Environ deux fois par jour, sous nos latitudes, les océans prennent d’assaut nos côtes, puis se retirent. C’est le phénomène des marées. Cette aspiration de l’eau est due à l’attraction de la Lune mais aussi à celle du Soleil [10]. L’attraction est d’autant plus forte que le trio Soleil-Terre-Lune est aligné, donc, comme on l’a vu, au moment de la nouvelle Lune et à celui de la pleine Lune. En revanche, les marées sont d’intensité moindre quand la Lune forme un triangle avec la Terre et le Soleil, donc au moment du premier et du dernier quartier de Lune. Comme l’influence du Soleil n’est pas négligeable, on observe les marées les plus fortes aux solstices d’hiver ou d’été et aux équinoxes de printemps et d’automne. À noter que ces phénomènes d’attraction ne concernent pas seulement les eaux, la croute terrestre aussi est soulevée à chaque passage...

Si la Lune est capable, par sa seule masse, d’attirer les océans de la planète, elle doit bien avoir une influence sur l’être humain. Nos « humeurs » physiques ou mentales doivent aussi être influencées. Ne dit-on pas que certains individus sont « lunatiques » ? N’entend-on pas certaines personnes dire qu’elles sont nerveuses et dorment mal à la pleine lune ? La Lune doit bien provoquer en nous des cycles intérieurs secrets... Eh bien non. Les scientifiques pensent que la Lune n’a aucune influence sur nous. Rien n’indique qu’on dorme moins bien les nuits de la pleine Lune (sauf si l’on est très sensible à l’éclairement). Quant à la similitude du cycle lunaire et du cycle menstruel de la femme, elle serait une pure coïncidence. En tout cas, coïncidence ou pas, dès les premières civilisations, la Lune a été associée à la femme (et inversement), avec des rites de fertilité associés. En Mésopotamie, le dieu dominant était Sîn qui personnifie la Lune. Le dieu Soleil est un de ses enfants. Un sanctuaire lui est consacré à Ur (Irak actuel), l’une des plus imposantes cités sumériennes du IIIè siècle avant J.-C. À noter que les Sumériens voyaient dans le dernier croissant de lune une représentation des cornes d’un taureau, un animal très important pour ce peuple éleveur. Petite précision : les Sumériens comptaient en base 60 (base 5 combinée avec base 12), ce qui explique que nos heures soient découpées en 60 minutes et nos minutes en 60 secondes...

La lune, un sac de nœuds aussi ?

L’orbite inclinée de la Lune croise par deux fois l’orbite de la Terre autour du soleil (plan de l’écliptique). Ces intersections sont appelés ’nœuds lunaires’.

La Lune ne tourne pas autour de la terre sur le plan de l’écliptique, le disque sur lequel toutes les planètes tournent autour du soleil. La Lune a une orbite inclinée de 5° par rapport à ce plan. Donc, dans sa rotation autour de la Terre, la Lune croise ce plan deux fois, une fois d’un côté de la Terre, une fois de l’autre. Quand elle le croise en remontant, on parle de « nœud Nord » et quand elle le croise en descendant, on parle de « nœud Sud ». Plus poétiquement, on compare le nœud Nord à la tête d’un dragon, et le nœud Sud à sa queue. D’où l’adjectif de « draconique » donné à ce cycle, qui dure aux environs de 27 jours. À chaque cycle, le nœud Nord et son opposé le nœud Sud se présentent dans une constellation du zodiaque différente, dans le sens inverse du zodiaque de nos horoscopes. La Lune donne ainsi l’impression de « remonter » dans le temps.

Le sens des aiguilles d’une montre n’a aucun sens !


Si l’on observe le mouvement de la Lune autour de la Terre et celui de la Terre autour du Soleil, on ne peut que constater cette étrangeté : seules les aiguilles des montres tournent dans le sens des aiguilles d’une montre. La Lune tourne autour de la Terre dans le sens inverse des aiguilles d’une montre. Idem pour la Terre qui tourne aussi autour du Soleil dans le sens inverse des aiguilles d’une montre. La Terre tourne sur elle-même aussi dans le sens inverse des aiguilles d’une montre, vers l’Est.

Mais alors qui a déterminé ce sens qui n’a pas de sens ?

En fait, ce sens a été observé par les Egyptiens sur leurs cadrans solaires. Comme, dans son mouvement apparent, le Soleil se lève à l’est, puis passe au sud et se couche à l’ouest — dans l’hémisphère Nord — l’ombre qu’il projette sur l’axe d’un cadran solaire tourne de gauche à droite. Mais comme c’est la Terre qui tourne autour du Soleil et non l’inverse, le sens des aiguilles d’une montre est inversé par rapport au mouvement de la Terre autour du Soleil. Et dans l’hémisphère Sud, l’ombre du cadran solaire, évidemment, tourne dans le sens inverse des aiguilles d’une montre. Ce sens des aiguilles d’une montre n’a vraiment aucun sens !

En fait, tout est la faute du Soleil qui, lui-même, tourne dans le sens inverse des aiguilles d’une montre et entraîne à peu près tous les objets de son système dans le même sens, puisque tous ces objets se sont formés dans le nuage qui l’entourait il y a très longtemps et qui tournait dans le même sens que lui.

En revanche, toutes les étoiles de la Voie Lactée tournent autour du centre de notre galaxie dans le sens des aiguilles d’une montre. Ouf.

Est-ce parce que la Lune tourne dans le sens inverse des aiguilles d’une montre, semblant ainsi remonter le temps, que les nœuds Nord et Sud ont été utilisés en astrologie karmique ? En tout cas, selon cette tradition récente, la position de ces nœuds lunaires au moment de notre naissance serait censée donner une indication de ce que nous avons fait dans une vie antérieure, et de ce que nous devons faire dans cette vie. Le principe du karma est que nous arrivons dans cette vie avec un « bagage » d’aptitudes, de modes de pensées, d’habitudes, etc. que nous devons compenser dans cette vie-ci. Le nœud Sud nous dit d’où nous venons, et le nœud Nord, où nous allons (où nous sommes aujourd’hui, en pratique).

Chaque « nœud » se produit avec en toile de fond une partie du ciel, donc une constellation du zodiaque. L’astrologie karmique associe ainsi chaque nœud à la tonalité du signe astrologique où il se produit : tonalité négative pour le nœud Sud qui décrit le karma antérieur et tonalité positive pour le nœud Nord qui décrit ce que l’individu doit accomplir pour progresser.

Il y a ainsi, révélés par les cycles de la Lune, douze karmas :

1) Nœud Nord en Bélier et nœud Sud en Balance : Vous avez été paralysé par vos hésitations (Balance), il vous faut dans cette vie vous jetez dans l’action (Bélier).
2) Nœud Nord en Taureau et nœud Sud en Scorpion : Vous avez constamment eu peur de tout perdre (Scorpion), il vous faut maintenant miser sur le travail pour construire (Taureau).
3) Nœud Nord en Gémeaux et nœud Sud en Sagittaire : Vous avez été un peu prisonnier des conventions (Sagittaire), il vous faut maintenant être plus ouvert, plus léger, plus « communicant » (Gémeaux)
4) Nœud Nord en Cancer et nœud Sud en Capricorne : Vous avez été un peu hautain et dirigiste (Capricorne), il vous faut maintenant découvrir l’amour inconditionnel et développer une vie psychique plus empathique (Cancer)
5) Nœud Nord en Lion et nœud Sud en Verseau : Vous avez eu tendance à ne rien attendre des autres (Verseau), il vous faut maintenant agir dans la justesse et l’équilibre (Lion)
6) Nœud Nord en Vierge et nœud Sud en Poissons : Vous avez acquis une bonne connaissance psychique (Poissons), il vous faut maintenant gérer avec brio les choses matérielles (Vierge).

Et l’on recommence à l’envers :

7) Nœud Nord en Balance et nœud Sud en Bélier : Vous avez eu l’esprit d’un guerrier surtout préoccupé par l’action (Bélier), il vous faut maintenant vous intéresser à la notion de couple, au partenariat (Balance)
8) Nœud Nord en Scorpion et nœud Sud en Taureau : Vous avez eu une grande sensualité, un sens prononcé de la possession (Taureau), il vous faut maintenant faire l’expérience de la transformation (Scorpion)
9) Nœud Nord en Sagittaire et nœud Sud en Gémeaux : Vous avez eu tendance à papillonner (Gémeaux), il vous faut maintenant vous fixer un but unique et vous y tenir (Sagittaire)
10) Nœud Nord en Capricorne et nœud Sud en Cancer : Vous avez eu tendance à chercher des refuges auprès de votre famille, de vos amis, etc. (Cancer), il vous faut maintenant prendre des responsabilités (Capricorne)
11) Nœud Nord en Verseau et nœud Sud en Lion : Vous avez acquis une bonne connaissance de vous-même (Lion), il vous faut maintenant apprendre à connaître les autres (Verseau)
12) Nœud Nord en Poissons et nœud Sud en Vierge : Vous avez eu une tendance à la rigidité et à la critique facile (Vierge), il vous faut maintenant vous ouvrir aux autres, devenir leur porte-parole, leur médiateur (Poissons) [11]

Le dernier karma est le mien, et je confirme, connaissant certaines de mes vies antérieures et les lignes de force de mon incarnation actuelle [12].

Mais je sens que vous êtes sceptique. Il est d’ailleurs possible que vous ne croyiez pas aux vies antérieures ni au karma. Mais, même si vous y croyez, vous êtes sans doute surpris de découvrir qu’il n’y a que douze karmas possibles. Ainsi, le foisonnement des destins que nous voyons autour de nous se résumerait à douze problématiques, pas une de plus ? Eh bien oui. Certes, les décors, les personnages, les situations varient, mais les défis à relever sont peu nombreux. Cela dit, l’astrologie karmique affine un peu ce schéma. Il faut aussi regarder dans quelle « Maison » se trouve la planète dominante de votre nœud. Comme il a dix maisons, cela nous donne 10 Maisons x 12 karmas = 120 nuances de karmas. Mais, regardez bien autour de vous et examinez les problématiques dans lesquelles vos amis se débattent, vous n’en trouverez sans doute pas plus de douze. Avec des nuances.

Le nœud lunaire dépend de la date de naissance. Si vous souhaitez savoir quel est votre nœud lunaire, vous pouvez consulter ce site : memoiredesviesanterieures/votre-date-de-naissance-et-votre-karma/ephemerides-des-noeurds-lunaires.

Ce qui est troublant c’est cette idée qu’une vie vient compenser une vie antérieure. Nous retrouvons ici cette idée que tout se transforme toujours en son contraire.

Samsara

Les nœuds lunaires nous invitent à parler d’un très grand cycle qui règle nos vies, celui de nos incarnations.

Ce cycle, les asiatiques l’appellent Samsara, la roue des incarnations. Venant d’on ne sait où, peut-être d’autres planètes, notre âme arrive dans la zone d’influence de la Terre et va alors vivre une succession d’expériences liées à la matière et à sa forme vivante, la chair. Elle va donc choisir un « véhicule », un corps, et s’y incarner pour mener plusieurs vies basées sur la matérialité. Elle va ainsi faire l’expérience du désir, parce qu’habiter un corps n’est pas de tout repos. Le corps crée toutes sortes de souffrances et engendre une infinité de désirs pour alléger ces souffrances. C’est ainsi que le piège se referme sur nous, pauvres mortels, et nous enchaîne à la roue des incarnations. Tant que nous ne nous libérons pas de ces désirs, nous restons enfermés dans cette roue et les vies se succèdent. En plus, à chaque incarnation, nous accomplissons des actes pas très sympathiques que nous devons compenser pendant une vie ultérieure. Nous accumulons du karma.

La réincarnation est un mécanisme difficile à comprendre car nous le décrivons avec nos yeux d’humains et les choses sont sans doute beaucoup plus compliquées qu’il n’y paraît. Ainsi, ce n’est pas un individu qui se réincarne. C’est notre âme qui voyage et qui, à travers différentes expériences, parcourt la roue Samsara. Mais alors, est-ce une « punition » pour l’âme de s’incarner sur Terre ? Ce n’est sans doute pas une punition, mais c’est une souffrance. Là, c’est clair. En fait, il semblerait que le but ultime de la réincarnation est d’élever la matière, de la doter d’une conscience, de la métamorphoser. La matière correspond à des énergies très basses ; l’âme au contraire évolue dans des sphères plus élevées. Notre personnalité fait en quelque sorte le lien entre les deux. C’est nous qui pouvons petit à petit élever la matière, la « spiritualiser ». Hélas, la matière ne semble pas disposée à cette transmutation, et elle résiste ! Elle nous envoie des désirs et des tentations multiples auxquelles nous cédons le plus souvent. Voilà pourquoi, comme la souris qui galope dans sa roue sans fin, Samsara nous retient dans un cycle infernal de réincarnations.

Mais que fait notre âme entre deux incarnations ? Selon la tradition ésotérique, l’âme ne se réincarne pas immédiatement après la mort. Elle séjourne dans un lieu hors du temps et de l’espace appelé astral. Là, elle reste un certain temps, le temps de « digérer » l’expérience qu’elle vient de vivre. Elle réfléchit aux événements qui ont jalonné son existence. En quelque sorte, elle se livre à un examen de conscience. L’âme ne décide pas toujours de compenser les mauvaises actions de notre ego tout de suite. Il arrive qu’elle garde ce « karma » en réserve pour une vie ultérieure. En fait, l’âme tient un tableur Excel où elle note les expériences qu’elle doit faire dans le monde terrestre. Au fur et à mesure, son tableau Excel se remplit : « Ça je l’ai fait, ça je dois le faire, ça j’attendrai encore un peu ». À ce programme s’ajoutent les actions à mener pour compenser le karma. C’est un mécanisme complexe, mais ce n’est au fond qu’une combinaison de vibrations.

L’âme, pendant son séjour dans l’astral, regarde le monde, observe la vie sur Terre. Pas comme un satellite de la Nasa. Son regard est pénétrant. Elle sait ainsi tous les événements que vivra tel individu naissant dans telle famille à tel moment. Lorsqu’elle sent qu’un destin semble lui permettre de satisfaire la poursuite de son programme d’incarnation tout en compensant un peu de karma, elle décide de s’incarner. Ainsi le temps entre deux incarnations peut être très court ou très long. L’âme peut attendre des années, des siècles, qu’une occasion favorable se présente.

Mais il arrive aussi que l’âme se trompe. Elle se rend vite compte, dès les premiers mois ou les premières années de son incarnation, que les circonstances ne sont pas si favorables qu’elle l’imaginait. Alors, elle se retire. Elle peut aussi se retirer « avant l’heure » si elle se rend compte qu’elle a trop chargé la barque, qu’elle a voulu cocher trop de cases à la fois dans son tableau Excel. Parfois, dans ce genre de situation, elle peut décider de mettre de côté son projet initial et se lance dans de nouvelles aventures qu’elle n’avait pas prévues au départ.

Quand tout son tableau Excel est rempli, quand elle a nettoyé tout son karma, qu’elle est « clean », alors, elle quitte le plan terrestre et va vivre de nouvelles expériences, des expériences qui ne sont pas liées à la matière, donc qui se situent hors du temps et de l’espace, hors de notre univers matériel. Elle va dans d’autres dimensions s’harmoniser avec d’autres vibrations. Mais il se peut aussi qu’elle reste dans la zone terrestre et s’incarne sur terre pour accomplir des missions spécifiques.

Tel est le cycle — selon la tradition — que vit notre âme. Incarnation - Astral - Incarnation. Cela ressemble beaucoup au cycle éveil-sommeil-éveil, j’y reviendrai.


Mais, au fait, qui a inventé la roue ?
Dire que nos ancêtres ne connaissaient pas le vélo !

Réponse : les Sumériens ! Comme d’habitude ! Notre plus ancienne civilisation (officiellement) a tout inventé ou presque ! Tellement qu’on se demande si elle est vraiment la plus ancienne !

La roue remonte donc à -3500 ans avant J.-C. Elle a été très vite associée à un essieu, avec différentes techniques pour éviter le frottement et l’usure des essieux. Il a fallu mille ans (-2500 ans avant J.-C) pour que naisse l’idée d’évider la roue et d’installer des rayons pour l’alléger.

Mais une question se pose : pourquoi les Egyptiens n’ont utilisé ni roues ni poulies pour construire les Pyramides ? Cela leur aurait grandement facilité la tâche pour transporter ces millions de blocs de pierre de plus de deux tonnes en moyenne chacun. Peut-être parce qu’ils utilisaient une autre technique encore plus performante... Mais laquelle ? Mystère. Quoique... Plus on s’interroge sur la construction de ces monuments incroyablement pesants, comme les Pyramides d’Egypte, le site de Stonehenge, les murs des cités du Pérou, etc... plus une hypothèse prend corps : nos ancêtres maîtrisaient peut-être l’antigravité, la lévitation en quelque sorte.

Autre hypothèse : les Pyramides ont été édifiées BIEN AVANT l’invention de la roue, donc avant 3500 avant J.-C. et non vers 2500 ans avant J.-C. selon les égyptologues. Mais je ne vais pas relancer ici le débat des origines de nos civilisations...

La Lune veille sur nos rêves aussi...

Eh oui, le cycle des incarnations et réincarnations est très proche du cycle éveil-sommeil-éveil que nous vivons tous les jours. Chaque matin, c’est un peu une nouvelle vie qui commence...

Nous vivons dans la journée des expériences que notre cerveau « mûrit », classe, range, décante, pendant le sommeil. Et hop ! Une nouvelle journée peut commencer et promis-juré, nous ne referons pas les bêtises de la veille. Et même, nous allons tâcher de réparer nos bévues et tenter de nouvelles aventures. Oui, notre cycle journalier ressemble beaucoup au cycle de nos vies. Action-Réflexion-Réaction.

Mais pourquoi dormons-nous ? Pourquoi cette alternance éveil-sommeil qui semble se calquer sur l’alternance jour-nuit ?

L’obscurité nous endort, la lumière nous réveille... Ainsi en va-t-il du cycle circadien. En l’absence de référence à la lumière, nous maintenons à peu près ce cycle de vingt-quatre heures, ce cycle de la rotation de la Terre sur elle-même que nos gênes ont sans doute intégré. Bien sûr, le travail de nuit et les voyages intercontinentaux perturbent ce mécanisme avec des conséquences qui peuvent être dramatiques.

Pourquoi toutes les 90 minutes vous avez un petit coup de BRAC ?

Mais lorsque nous sommes éveillés, nous connaissons aussi des cycles. N’avez-vous jamais ressenti le besoin d’une petite pause dans la journée, en milieu de matinée, par exemple, ou en milieu d’après-midi. Je jurerais que cela vous prend toutes les 90 minutes ! Car notre activité connaît un cycle qu’on appelle du joli nom de « Basic rest-activity cycle (BRAC) » qui donne à peu près ceci : 45 minutes d’activité (attention au maximum, capacité intellectuelle au maximum), 45 minutes de perte de performances et environ 20 minutes de récupération.

À l’époque où j’animais des séminaires de formation professionnelle, je ménageais toujours une pause d’un quart d’heure au bout d’une heure et demi car je sentais bien que l’attention de mon auditoire baissait un peu. Lorsque je suis devant mon écran d’ordinateur et que j’écris un article comme celui-ci, il m’est difficile de maintenir ma concentration plus d’une heure et demi. Il faut que je fasse une pause d’un quart d’heure, et ça repart.

Vous êtes-vous demandé pourquoi les films durent 90 minutes et pas une heure ou deux heures ? Vous le savez maintenant, c’est à cause du BRAC.

Quand j’écrivais des scénarios pour la télévision, je savais qu’il fallait toujours qu’il se passe quelque chose au bout de 90 minutes, soit on finissait son histoire, soit on la relançait par un coup de théâtre (un meurtre en général). Pour les spectacles un peu long, par exemple les galas de boxe auxquels j’assiste régulièrement, et qui durent en général trois heures, on ménage un entracte avec sandwich et buvette au bout d’une heure et demi. Pour lutter contre le coup de BRAC ! Sur l’autoroute, on nous conseille de faire une pause toutes les deux heures. C’est une façon plus pratique de présenter le BRAC. Mais, en réalité, toutes les 90 minutes, on pique un peu du nez. Un arrêt sur une aire de repos et ça repart.

Le plus étonnant est que le cycle du sommeil dure aussi 90 minutes. Ce cycle se décompose en deux phases :
- un sommeil lent, de 60 à 75 minutes, qui se compose lui-même de 4 phases : l’endormissement, le sommeil léger, le sommeil profond, le sommeil très profond ;
- le sommeil paradoxal, de 15 à 20 minutes. C’est pendant cette phase de sommeil paradoxal que nous rêvons. En tout cas, les sujets que l’on réveille pendant cette phase se souviennent bien de leurs rêves, alors que lorsqu’ils sont réveillés à d’autres moments, le souvenir des rêves est plus flou. On considère maintenant que le rêve est une activité continue du cerveau. Nous rêvons en permanence. Simplement, nous sommes plus sensibles à cette activité onirique lorsque nous dormons et que le monde extérieur n’accapare plus notre attention.

Nous passons quand même un tiers de notre vie à dormir. Et personne ne sait vraiment pourquoi. Mais est-ce si étonnant ? Nous avons vu jusqu’à présent tant de cycles, tout se transformant toujours en son contraire. Pourquoi l’éveil ne serait pas suivi du sommeil et le sommeil de l’éveil... la réalité du rêve et le rêve de la réalité... le mouvement de l’inaction et l’immobilité de l’action ? À mon avis, nous dormons parce que la Terre est ronde, tout simplement. Comme il y a le jour et la nuit, l’hiver et l’été, la pleine lune et la nouvelle lune. C’est ainsi. C’est la loi des cycles.

Et les trois étages du visage sont de retour !

Sans doute avez-vous remarqué que certains jours vous êtes moins en forme que d’autres, vous êtes plus irritable, vous ne supportez rien ; intellectuellement, vous vous sentez moins performant, vous vous dites qu’une bonne cure de vitamines vous ferait du bien.

Vous touchez le fond et sans raison, ça repart : vous adorez de nouveau le genre humain, vous abordez les problèmes intellectuels avec brio et vous chaussez vos baskets pour aller courir dans le parc d’à côté. Que s’est-il passé ? Derrière ces variations se cachent ce que l’on appelle les biorythmes. Il en existe trois principaux et comme par hasard ils correspondent aux fameux trois étages du visage que nous avons décrits dans un article du blog sur le visage de Brad Pitt À quel étage habitez-vous ? ou le secret du charme de Brad Pitt.. Nous avons d’ailleurs retrouvé ces trois étages récemment en étudiant l’ennéagramme : Faut-il se méfier des parents ? Ou l’ennéagramme comme panoplie de protection rapprochée Et les voilà de retour !

Il existe en effet trois cycles : un cycle physique, un cycle émotionnel et un cycle intellectuel. Pour notre bonheur, ils ne sont pas synchronisés. On peut être au top physiquement et être émotionnellement au plus bas. Quelquefois, les trois rythmes sont au mieux ensemble, et là, on est sur un petit nuage. À l’inverse, il peut arriver qu’ils soient au plancher tous les trois ensemble et alors, il vaut mieux ne rien faire et rester sous la couette. Tout rate.

Voici mes biorythmes du moment [13] :

Le cycle physique est de 23 jours, le cycle émotionnel de 28 jours et le cycle intellectuel de 33 jours. Ils démarrent tous ensemble le jour de notre naissance. Tout ceci n’est pas prouvé scientifiquement. Mais vous pouvez vous amuser à calculer vos biorythmes et voir si une corrélation existe avec vos états intérieurs... Soyons pragmatiques ! En tout cas, cela peut vous aider à planifier vos activités et à éviter de vivre à contre-temps.

Notre vie physique n’est pas marquée par ces seuls cycles, il y a en un, naturellement, qui nous accompagne du début jusqu’à la fin de notre vie, c’est le rythme cardiaque. Lui-même connaît son cycle : systole, éjection, repos, diastole. Et ce environ soixante-dix fois par minute en moyenne pour un individu en bonne santé.

Personnellement, mon rythme cardiaque est de 85 pulsations par minute. Ainsi depuis que je suis né, il s’est écoulé un peu plus de 23.100 jours, soit 554.400 heures, soit 33.264.000 minutes. Donc, mon cœur a déjà battu 2,8 milliards de fois. Environ. Car ce rythme cardiaque varie en fonction des circonstances, que nous soyons calmement en train de rêvasser sur notre canapé, ou que nous courions sur la piste d’un stade. Que nous soyons serein ou tout à coup stressé. Mais le cycle, lui, est toujours le même. C’est le cycle le plus important de notre vie et des perturbations dans ce cycle peuvent avoir des conséquences dramatiques, comme on sait.

Cliquez sur le cœur pour voir son fonctionnement en animation.

Le cycle du cœur est simple : les oreillettes, du fait de la pression sanguine, se remplissent de sang, puis elles se vident dans les ventricules, lesquels ensuite éjectent le sang dans l’organisme. Et ce depuis les tout premiers instants de la vie jusqu’au dernier souffle. Le secret de cette longévité ? Le cœur se repose autant qu’il travaille — la phase de repos est égale à la phase active — donc, en théorie, il ne se fatigue jamais.

C’est un cycle essentiel à notre vie, et pourtant nous n’y prêtons guère d’attention. Même chose pour tous les cycles qui se produisent dans notre organisme. Ils seraient trop nombreux à lister ici... Mais le plus troublant de tous est le cycle des cellules de notre corps. Comme tout ce qui est vivant, elles naissent (par duplication), croissent, décroissent et meurent (par suicide en général). Elles ne vivent pas toutes au même rythme. Certaines se renouvellent très rapidement, d’autres plus lentement ; certains même ne se renouvellent pas, comme, pense-t-on, les cellules du cerveau.

« Les cellules immortelles vivent ou peuvent vivre 120 ans chez nous pour des vies de cellules variables (en gros 200 sortes de cellules différenciées) ; certains globules blancs, lymphocytes, vivent quelques heures, les cellules épithéliales intestinales, 3 jours, les globules rouges 45 jours, les cellules musculaires jusqu’à 7 ans, les plus longues à se renouveler ; les neurones ne se divisent pas (pas de lignées en dehors des cellules de soutien), mais il existe une neurogénèse active ; notre âme incarne le corps et notre esprit invisible et immatériel reste éternel pour une conscience éveillée ; nos cellules différenciées mortelles meurent par apoptose, suicide programmé ; et tous les 7 ans, le corps est changé » [14]

Oui, vous avez bien lu, tous les sept ans, vous êtes un homme neuf, ou une femme neuve. Refait de la tête au pied. Sans chirurgie esthétique, sans Botox, sans acide hyaluronique. Gratuitement. Sans risque. La nature est vraiment bien faite. Cela ne vous frappe pas ? Vous avez plutôt l’impression que tous les sept ans... vous prenez dix ans ! C’est que les cellules sont programmées pour ne pas se reproduire plus d’un certain nombre de fois. D’où notre vieillissement. Mais allez devant une glace, regardez-vous attentivement, votre corps est entièrement différent de ce qu’il était il y a sept ans ! Et pour cause, les 100.000 milliards de cellules qui composent notre corps meurent au rythme effréné de 2.000 à la seconde.

Des cycles, des cycles, des cycles... Je vous l’avais dit, l’univers est une grande boutique de cycles !

Résumons-nous :
- la Terre tourne autour du Soleil et cela engendre le cycle des saisons.
- la Lune tourne autour de la Terre et cela engendre les phases lunaires qui découpent l’année en cycles de 28 jours à peu près (presque le mois).
- la Terre tourne sur elle-même et cela engendre l’alternance jour-nuit.

Laissons de côté les cycles liés à la vie de l’univers, à celle de notre galaxie et à celle du Soleil ! Ils ne nous concernent pas vraiment. Hormis le cycle de onze ans du Soleil qui nous menace directement avec sa suractivité à ce moment-là.

Et du côté des humains :
- la roue de la réincarnation nous enchaîne dans un cycle sans fin (ou presque) d’incarnations,
- depuis notre naissance, nos énergies physique, émotionnelle et intellectuelle, varient au rythme... des biorythmes.
- depuis notre naissance aussi, nous vibrons au rythme des cycles de notre cœur,
- en permanence nos cellules naissent, croissent et meurent à leur rythme,
- dans la journée nous connaissons des cycles de 90 minutes qui influent sur nos capacités,
- la nuit, même chose, notre sommeil est marqué de cycles de 90 minutes.

Est-ce tout ? La visite de la grande boutique des cycles est-elle terminée ? Tous ces cycles qui tournent en rond, ça finit par donner le tournis ! Eh bien, non ! Comme si ça ne suffisait pas, la numérologie ajoute encore des cycles dans les rayonnages de notre boutique déjà bien remplie !

Le grand mystère des nombres

La numérologie est une discipline très mystérieuse qui pose que nos vies connaissent des cycles basés sur le chiffre 9 : 9 années, 9 mois, 9 jours.

Selon la numérologie, notre vie est divisée en 3 grands cycles correspondant chacun à 365 lunaisons, c’est- à-dire à 28 ans et 4 mois. La durée du 3e et dernier cycle étant bien sûr laissé à la grâce de Dieu. Le premier cycle est un cycle de formation ; il court jusque vers l’âge de 30 ans environ. Le second est un cycle de production et dure 27 ans. Il se décompose lui-même en 3 cycles de 9 ans. Puis vient, vers 60 ans, le cycle de moisson, qui dure... jusqu’à la fin. Les désignations de ces cycles disent bien à quoi ils correspondent : nous nous formons, puis nous entrons dans l’action, et nous récoltons le fruit de notre travail. La phase centrale d’action se divise donc en 3 phases de 9 ans. C’est ce qui explique que, souvent, vers 40 ans, ou vers 50 ans, des envies de changement se manifestent chez les individus.

Cycles Durée Réalisations Durée
Formation 28 à 35 ans 1ère réalisation 28 ans à 35 ans
Production 27 ans 2e réalisation 9 ans
3e réalisation 9 ans
4e réalisation Jusqu’à la fin
Moisson Jusqu’à la fin " -

Vous êtes perplexe sur ces cycles ? Personnellement, je trouve la numérologie stupéfiante de justesse. D’ailleurs, j’organise ma vie en fonction de ces cycles. Car avec l’expérience, je me suis rendu compte, qu’effectivement, les mêmes vibrations reviennent tous les 9 ans.

Le plus étonnant de la numérologie ce ne sont pas ces cycles de 9 ans — même si c’est déjà quelque chose de très mystérieux — non, le plus étonnant est que chacun de ces cycles a une « tonalité » qui découle du chiffre associé aux cycles [15].

Voici, très grossièrement, les significations des 9 nombres :

1 - C’est le chiffre du démarrage, de l’énergie, du commandement, de la création. C’est le chiffre du chef, du solitaire aussi...
2 - Le chef solitaire se rend compte ensuite qu’il a besoin de s’associer aux autres. C’est le chiffre 2, celui du couple, de l’association, de l’union... et parfois des oppositions, des conflits.
3 - Cette union va être très créative. Le chiffre 3 est celui de la créativité, de la fête, de l’insouciance. On s’amuse, on invente, on jouit de la vie. On est une bande de copains, on est fous. Super !
4 - La fête est finie et maintenant, on ne rigole plus, on travaille. Boulot, boulot, boulot. On construit. Le 4, c’est le solide, les bases, les 4 pieds du tabouret. Les 4 murs de la prison aussi. On stabilise la création, on consolide. On se sent à l’étroit. On souffre de la lenteur, des retards.
5 - Et voilà, on a envie de faire voler les murs de la prison en éclats. On a envie de voyager, de rencontrer de nouvelles personnes, d’explorer de nouveaux horizons. Bref, on a envie de changement. Ce n’est pas la révolution comme au début du cycle, c’est une nouvelle manière de faire la même chose. On ouvre les fenêtres, un air frais pénètre dans la vie.
6 - Bon, allez, le 5 vous a fait papillonner à droite à gauche, mais maintenant, il faut prendre ses responsabilités. Assumer. Dans son entreprise, dans sa famille, dans ses réseaux sociaux. Il faut penser un peu (beaucoup) aux autres. On est à la limite du don de soi.
7 - Le temps est venu de faire le point. L’action, c’est bien, ne pas oublier la réflexion ! Donc, le 7 est idéal pour écrire l’œuvre de sa vie, pour faire l’analyse de l’action en cours. Tout cela a-t-il un sens ? Ou vais-je ? Dans quel état j’erre ? C’est le temps des grandes interrogations et de l’isolement.
8 - Foin d’hésitation ! On repart à l’assaut de la vie, sans « complexe » comme on dit. Le 8, c’est 2 fois plus de 4, deux fois plus de travail, mais aussi deux fois plus d’argent. C’est l’année du compte en banque qui se garnit après une année qui a garni la cervelle.
9 - C’est le début de la fin. On a rempli le compte en banque, on peut se montrer généreux, penser à l’humanitaire, et on est fier de son parcours, on peut se montrer, contacter les médias, s’adresser au public. Transmettre. C’est aussi le moment de se débarrasser de ce qu’on a accumulé et faire la place pour le neuf — en fait le 1 qui va venir.

Voici la tonalité de ces 9 nombres de la numérologie.

Des calculs à partir de votre date de naissance donne la tonalité de chacun de ces cycles. Ainsi la tonalité du cycle de formation est celle du nombre obtenu par réduction de votre mois de naissance (exemple : décembre = 12 = 1+2 = 3). La tonalité du mois des trois cycles de production est obtenue par réduction du jour de votre naissance (exemple : 14 = 1+4 = 5). Enfin, la tonalité de votre cycle de moisson est obtenue par réduction de votre année de naissance (exemple : 1961= 1+9+6+1 = 17 = 1+7 = 8).

Pour vous convaincre de la justesse de la numérologie, jetez un coup d’œil en arrière et regarder en quelle année vous avez changé de vie, commencé quelque chose d’important, souvent sur le plan professionnel. Bref, cherchez votre année 1. Maintenant, calculez votre année actuelle. Pour cela, ajoutez votre jour de naissance à votre mois de naissance et ajoutez le tout à l’année en cours. Par exemple, personnellement, étant né un 14 décembre, je suis donc en année 7 : 14 + 12 + 2015 = 2041 : 2+0+4+1 = 7. Les calculs se font en base 9. Donc, si on obtient un total à 2 chiffres, par exemple 16, on additionne les 2 chiffres, 1+6, pour obtenir un de nos 9 chiffres.

Ainsi, je suis dans une année 7, une année où je me pose beaucoup de questions, où je m’interroge sur ma vie. Ce n’est pas une année très excitante, contrairement à une année 3 par exemple. Je fais un peu le point. Comme à la fin d’une phrase... Je passerai à l’action l’année prochaine, 8 !

Chaque mois est influencé par cette vibration de l’année. Pour connaître la tonalité de chaque mois, il suffit d’ajouter le numéro du mois au chiffre de l’année. Ainsi janvier (1) est un mois 7+1=8 ; février, un mois 7+2=9 ; mars, un mois 7+3=10 1+0= 1 ; etc... Mars était donc un bon mois pour commencer des choses (et ce fut le cas !), avril (2) est un mois d’association, mai (3) un mois de création. En mai, fais ce qu’il te plaît. Je sens que juin (4) va être laborieux. Idem pour les jours, on additionne le mois au numéro du jour. Ainsi, par exemple, le 3 mai 2015 sera pour moi : 7 (année) + 5 (mois de mai) + 3 (numéro du jour) = 15, 1+5= 6. Un jour à s’occuper de sa famille !

Mais l’énigme est là : on peut admettre — pourquoi pas ? — que nos vies connaissent des cycles de 9 ans. Regardez ce que vous faisiez il y a 9 ans, quelle était la tonalité de votre vie cette année-là et nulle doute que vous allez retrouver beaucoup d’aspects de cette année. Mais ce qui dépasse un peu notre entendement, c’est pourquoi chaque année est associée à une tonalité différente ? Ce sont là des vibrations totalement mentales, spirituelles, même. Le démarrage, l’association, la création, le travail, l’inconnu, la responsabilité, la réflexion, l’argent, la finalisation. Où cet enchaînement est-il inscrit ? Dans quelle part invisible de l’univers, ces vibrations se trouvent-t-elles ?

Personne ne sait où sont écrites les formules mathématiques complexes qui règlent le fonctionnement des objets dans l’univers, des plus gros aux plus petits et pourtant, aucun de ces objets n’y échappe ! Apparemment, on ne sait pas non plus où sont écrites les règles spirituelles qui donnent ainsi la tonalité à nos cycles de vie et pourtant nos vies y sont soumises comme les objets sont soumis aux lois physiques.

Vous en connaissez maintenant un rayon — c’est le cas de le dire — sur les cycles qui rythment nos vies. Certains de ces cycles semblent purement physiques, comme la vie et la mort de notre univers, ou la vie et la mort de nos cellules ; d’autres nous touchent davantage, comme les cycles de nos vies antérieures, ou les cycles annuel, mensuel et journalier de la numérologie. Avec pour chacun de ces cycles des tonalités bien différentes, qu’on peut détecter par les nœuds lunaires pour notre incarnation actuelle, ou par les significations des chiffres de la numérologie pour les cycles de notre vie quotidienne. Nous sommes ainsi tous pris dans une multitude de roues qui enserrent nos vies, à l’image des roues dentées des calendriers mayas, ou des rouages de nos montres : une roue entraînant l’autre dans un gigantesque mouvement d’horlogerie d’une précision... infernale !

Allez, il est temps d’enfourcher son vélo et d’aller faire le tour du quartier... fin

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Notes

[1] Surface moyenne des logements dans un immeuble en 2006 : www.insee.fr/fr/themes/document.asp ?ref_id=ip1202.

[2] Ni le premier terme ni le second n’existent, hélas.

[3] Le Soleil lui-même tourne autour du centre de la Voie Lactée située à 30.000 années lumière à la vitesse de 220 km/h. Il met ainsi 250 millions d’années à faire le tour complet.

[4] 25 800 années environ.

[5] Sauf la Balance !

[6] Une année-lumière = 9.461 milliards de km.

[7] Rappelons l’astuce pour savoir si l’on a affaire au premier croissant ou au dernier, au premier quartier ou au dernier : on dessine un trait vertical nord-sud au milieu de la Lune. Si le trait forme avec la partie éclairée la lettre p, c’est le premier quartier ou le premier croissant ; si la partie éclairée forme avec le trait la lettre d, c’est le dernier quartier ou le dernier croissant.

[8] Précisément 29,530588 jours.

[9] http://www.calendrier-365.fr.

[10] La force d’attraction du Soleil est quatre fois plus faible que celle de la Lune.

[11] D’après www.astroriviera.com/le-noeud-nord-en-signe-92-r.html

[12] Voir mon récit article 7.

[13] www.biorythmes.free.fr

[14] http://bernardfanton.unblog.fr/2011...

[15] Les 3 cycles principaux sont associés à 4 réalisations qui donnent en quelque sorte le contexte dans lequel les vibrations des cycles vont se concrétiser.

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PUBLIÉ LE : 21 mai 2015 | MIS À JOUR LE : 26 avril 2019
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