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21
05
2015

Observez le monde autour de vous : tout tourne autour de tout, des plus gros objets de l’univers comme les galaxies, jusqu’aux plus petits comme les électrons autour de leur atome. Et cette danse cosmique produit des phénomènes de cycles surprenants qui se mesurent en millions d’années ou en fractions de seconde. Voilà pourquoi le monde m’apparaît comme une vaste boutique de cycles. Je vous propose d’entrer dans cette boutique et d’y découvrir les merveilles exposées dans les... rayonnages...

La lune, la petite reine des cycles

Lune

Comme la Lune tourne sur elle-même à la même vitesse qu’elle tourne autour de la Terre, elle nous présente toujours la même face.

On devine que la Lune a fasciné les premiers hommes. Pensez donc : voilà un astre qui attend tranquillement que le Soleil soit couché pour apparaître. C’est déjà en soi une curiosité ! Mais en plus, il n’apparaît pas tous les jours sous la même forme. Quelle bizarrerie ! Comme c’est étrange ! Un jour un croissant, un autre une demi-sphère, un autre une sphère presque complète, un autre un disque plein, puis une autre demi-sphère et enfin disparition complète !

Oui, nos ancêtres ont dû se poser beaucoup de questions sur la nature de cet astre. Et ils s’en sont posées effectivement !

Et encore aujourd’hui, beaucoup se demandent si les zones obscures sur la Lune ne sont pas dues à l’ombre de la Terre sur notre satellite. Il n’en est rien. Les différentes phases de la Lune sont dues à sa position par rapport au Soleil, de notre point de vue sur Terre. Ainsi, quand la Lune est à l’opposé du Soleil, elle est totalement éclairée par lui, et les Terriens se trouvant du bon côté voient ce qu’on appelle « la pleine lune ». À l’opposé, lorsqu’elle est entre la Terre et le Soleil, elle n’est pas éclairée (ou très faiblement par la Terre) et disparaît du ciel. C’est la nouvelle lune. Entre ces deux extrêmes, le Soleil effleure à peine la Lune, c’est le premier (et dernier) croissant, ou à moitié (premier quartier ou dernier quartier), ou au trois-quarts (Lune gibbeuse) [7].

Phases lunaires

Les phases lunaires ont dû longtemps intriguer nos ancêtres. A noter qu’elles sont présentées ici ’vues’ de l’hémisphère nord de la terre.

Et pour épaissir encore le mystère, la Lune met autant de temps pour tourner autour de la Terre que pour tourner sur elle-même, si bien qu’elle présente aux Terriens toujours la même face. Les premiers hommes ont dû être effrayés par cet astre qui les regardait ainsi fixement toutes les nuits... Et surtout qui se métamorphosait pendant les un peu plus de 29 jours de son cycle [8].

Cette fascination explique sans doute le fait que la plupart des civilisations ont pris les cycles de la lune pour découper l’année en mois de 29 ou 30 jours, avec un petit rattrapage pour coller au cycle annuel dicté par le Soleil. Et encore... on sait que les Egyptiens ne rattrapaient pas le retard. Ils utilisaient un calendrier composé de 36 cycles de 10 jours (décades) auxquels ils ajoutaient 5 jours pour retomber sur les 365 jours. Comme la Terre met en fait 365,24 jours pour tourner autour du Soleil, ils auraient dû ajouter un jour tous les quatre ans. Mais ils ne le firent pas. Leur calendrier se resynchronisait tous les... 1.460 ans ! Pour l’anecdote, quand César tomba amoureux de Cléopâtre lui apparaissant pour la première fois nue, enroulée dans un tapis qu’on déroula à ses pieds, il tomba aussi amoureux du calendrier égyptien et l’importa à Rome, en prenant soin, sur les conseils d’un érudit égyptien, d’instituer un jour de rattrapage tous les quatre ans (année bissextile). Ce qui, en fait, ne suffit pas ; il fallut rectifier le calendrier de nouveau et c’est le pape Grégoire XIII qui s’en chargea à la fin du XVIe siècle, d’où le nom de calendrier grégorien donné au calendrier occidental.

Mais pourquoi les Egyptiens ne rectifiaient pas ? Resituons-nous à l’époque. En Egypte, la vie était rythmée par les crues du Nil. Ce fleuve dont la vie des Egyptiens dépendait était aligné dans l’axe Sud-Nord, sa source étant au Sud. Les Egyptiens avaient remarqué que le Soleil était à son maximum au moment où débutaient les crues, c’est-à-dire au solstice d’été, et l’étoile Sirius (étoile symbolisée par une étoile à 5 branches), apparaissait, un peu avant le Soleil, juste au-dessus du Nil après avoir disparu pendant soixante-dix jours. Pour les Egyptiens donc, c’étaient les dieux, le ciel, qui réglaient la vie du peuple en provoquant la crue annuelle du Nil, et non le calendrier. Bref, ils vivaient au rythme des cycles de la nature et non en fonction du décompte calendaire des jours. Et le décalage ne les gênait pas. Tous les 1.460 ans, ils saluaient simplement le fait que Sirius se levait de nouveau juste dans l’axe du Nil...

Le mot « mois » vient lui-même du latin « mensis » signifiant « lune ». La plupart des calendriers sont maintenant constitués de mois de 30 ou 31 jours, avec l’ajout d’un jour tous les quatre ans, le 29 février, pour rattraper le retard sur la durée réelle de la course de la Lune autour du Soleil. Seul le calendrier musulman reste purement lunaire, avec donc des années de 354 ou 355 jours calculées depuis la date de l’Hégire (départ des compagnons de Mahomet de La Mecque) en 622. 2015 est donc l’année 1435 de ce calendrier. Mais les pays musulmans se réfèrent aussi depuis deux siècles au calendrier luni-solaire grégorien, sauf pour la détermination des fêtes religieuses où la tradition reste d’observer les phases de la Lune dans le ciel sans recourir aux techniques modernes de calcul, pratique jugée incompatible avec la tradition. Ainsi le ramadan commence donc le mois du ramadan, c’est-à-dire le 9e mois du calendrier musulman, au moment où apparaît le premier croissant de la nouvelle lune. Or, on a vu que les phases de la lune apparaissent différemment selon l’endroit de la Terre où l’on se trouve, si bien que le début du ramadan et sa fin (dernier croissant) peuvent varier d’un pays à l’autre.

Preuve de l’importance de la lune dans la culture musulmane, les pays qui se réclament de l’Islam ont adopté le fameux croissant lunaire associé à une étoile (Sirius ?). Le croissant représenté est le dernier, en référence, semble-t-il, à la fin du ramadan. Et comme beaucoup de choses, ce symbole a été inventé... par les Babyloniens !

Ainsi la Lune, davantage que le Soleil, a marqué les esprits de nos ancêtres. Ses phases symbolisent parfaitement les cycles de vie : naissance (premier croissant timide), croissance (premier quartier), apogée (pleine lune) puis début du déclin et disparition. Puis de nouveau, renaissance. Le Soleil n’est pas si subtil dans ses cycles. Ceux de la Lune sont très complexes. Et c’est pourquoi j’ai surnommée la Lune « la petite reine des cycles » !

Le moment le plus mystérieux est celui où elle disparaît quand elle n’est plus éclairée par le Soleil. Il s’écoule environ trois jours avant que le premier croissant ne se manifeste. Trois jours d’obscurité totale. La Lune semble voyager dans les ténèbres de l’enfer. Il ne faut pas oublier que, si nous sommes là, c’est que nos ancêtres petits rongeurs ont profité de la clarté lunaire pour chasser la nuit quand leurs prédateurs, les dinosaures, dormaient. Pendant les trois jours de la « nouvelle lune », nos ancêtres devaient rester chez eux, la faim et la peur au ventre. À l’inverse, on dit que les nuits de pleine lune, les félins s’abstiennent de chasser. Eux qui voient la nuit (ils sont nyctalopes) peuvent surprendre leurs proies facilement, sauf les nuits de pleine lune. Alors, ces nuits-là, ils ne bougent pas et humains et animaux font la fête ! Ils ne courent aucun danger ! Et les félins rongent leur frein...

Ce nombre 3 associé aux trois jours de disparition apparente de la Lune est important car on explique ainsi le mythe qui veut que Jésus ressuscite trois jours après sa mise au tombeau. C’est dire la charge symbolique des cycles lunaires ! Voyons un peu cela :

- la nouvelle lune est une période de recharge des énergies. Un nouveau cycle s’annonce. Les vieilles énergies sont évacuées.
- le premier croissant est une période où la lumière commence à chasser l’ombre. C’est une excellente période pour s’analyser, faire le point, le tri. Mais l’ombre domine encore.
- dans le premier quartier, les énergies positives et négatives s’équilibrent, on peut donc mieux profiter des positives sans être trop contrecarré par les négatives.
-  la lune gibbeuse croissante marque un pic dans les énergies.
- la pleine lune est naturellement le moment où les énergies sont les plus douces et les plus positives.
- la lune gibbeuse décroissante qui suit est le moment idéal pour se détendre, se reposer après un moment où l’énergie a culminé.
- le dernier quartier marque la remontée des énergies négatives, mais l’ombre n’a pas que des inconvénients...
- le dernier croissant peut être un peu tendu. La fin approche...

La Lune est si mystérieuse que ces différentes phases ont souvent servi de base à la magie (blanche ou noire), mais elles peuvent aussi guider les phases de méditation...

Voici dans quelle phase lunaire nous nous trouvons aujourd’hui [9] :

Découvrez les cycles lunaires pour 2015 :

Cycles lunaires pour 2015

Les phases de la Lune auraient aussi une influence sur nos plantations : www.jardinlunaire.fr. Et même sur la coupe des cheveux : www.calendrier-lunaire.net/calendrier-seCoifferAvecLaLune. Tout cela n’est pas très scientifique, mais ce qui est sûr c’est que la Lune agit directement sur les marées.

Environ deux fois par jour, sous nos latitudes, les océans prennent d’assaut nos côtes, puis se retirent. C’est le phénomène des marées. Cette aspiration de l’eau est due à l’attraction de la Lune mais aussi à celle du Soleil [10]. L’attraction est d’autant plus forte que le trio Soleil-Terre-Lune est aligné, donc, comme on l’a vu, au moment de la nouvelle Lune et à celui de la pleine Lune. En revanche, les marées sont d’intensité moindre quand la Lune forme un triangle avec la Terre et le Soleil, donc au moment du premier et du dernier quartier de Lune. Comme l’influence du Soleil n’est pas négligeable, on observe les marées les plus fortes aux solstices d’hiver ou d’été et aux équinoxes de printemps et d’automne. À noter que ces phénomènes d’attraction ne concernent pas seulement les eaux, la croute terrestre aussi est soulevée à chaque passage...

Si la Lune est capable, par sa seule masse, d’attirer les océans de la planète, elle doit bien avoir une influence sur l’être humain. Nos « humeurs » physiques ou mentales doivent aussi être influencées. Ne dit-on pas que certains individus sont « lunatiques » ? N’entend-on pas certaines personnes dire qu’elles sont nerveuses et dorment mal à la pleine lune ? La Lune doit bien provoquer en nous des cycles intérieurs secrets... Eh bien non. Les scientifiques pensent que la Lune n’a aucune influence sur nous. Rien n’indique qu’on dorme moins bien les nuits de la pleine Lune (sauf si l’on est très sensible à l’éclairement). Quant à la similitude du cycle lunaire et du cycle menstruel de la femme, elle serait une pure coïncidence. En tout cas, coïncidence ou pas, dès les premières civilisations, la Lune a été associée à la femme (et inversement), avec des rites de fertilité associés. En Mésopotamie, le dieu dominant était Sîn qui personnifie la Lune. Le dieu Soleil est un de ses enfants. Un sanctuaire lui est consacré à Ur (Irak actuel), l’une des plus imposantes cités sumériennes du IIIè siècle avant J.-C. À noter que les Sumériens voyaient dans le dernier croissant de lune une représentation des cornes d’un taureau, un animal très important pour ce peuple éleveur. Petite précision : les Sumériens comptaient en base 60 (base 5 combinée avec base 12), ce qui explique que nos heures soient découpées en 60 minutes et nos minutes en 60 secondes...

La lune, un sac de nœuds aussi ?

Les nœuds lunaires

L’orbite inclinée de la Lune croise par deux fois l’orbite de la Terre autour du soleil (plan de l’écliptique). Ces intersections sont appelés ’nœuds lunaires’.

La Lune ne tourne pas autour de la terre sur le plan de l’écliptique, le disque sur lequel toutes les planètes tournent autour du soleil. La Lune a une orbite inclinée de 5° par rapport à ce plan. Donc, dans sa rotation autour de la Terre, la Lune croise ce plan deux fois, une fois d’un côté de la Terre, une fois de l’autre. Quand elle le croise en remontant, on parle de « nœud Nord » et quand elle le croise en descendant, on parle de « nœud Sud ». Plus poétiquement, on compare le nœud Nord à la tête d’un dragon, et le nœud Sud à sa queue. D’où l’adjectif de « draconique » donné à ce cycle, qui dure aux environs de 27 jours. À chaque cycle, le nœud Nord et son opposé le nœud Sud se présentent dans une constellation du zodiaque différente, dans le sens inverse du zodiaque de nos horoscopes. La Lune donne ainsi l’impression de « remonter » dans le temps.

Le sens des aiguilles d’une montre n’a aucun sens !


Si l’on observe le mouvement de la Lune autour de la Terre et celui de la Terre autour du Soleil, on ne peut que constater cette étrangeté : seules les aiguilles des montres tournent dans le sens des aiguilles d’une montre. La Lune tourne autour de la Terre dans le sens inverse des aiguilles d’une montre. Idem pour la Terre qui tourne aussi autour du Soleil dans le sens inverse des aiguilles d’une montre. La Terre tourne sur elle-même aussi dans le sens inverse des aiguilles d’une montre, vers l’Est.

Mais alors qui a déterminé ce sens qui n’a pas de sens ?

En fait, ce sens a été observé par les Egyptiens sur leurs cadrans solaires. Comme, dans son mouvement apparent, le Soleil se lève à l’est, puis passe au sud et se couche à l’ouest — dans l’hémisphère Nord — l’ombre qu’il projette sur l’axe d’un cadran solaire tourne de gauche à droite. Mais comme c’est la Terre qui tourne autour du Soleil et non l’inverse, le sens des aiguilles d’une montre est inversé par rapport au mouvement de la Terre autour du Soleil. Et dans l’hémisphère Sud, l’ombre du cadran solaire, évidemment, tourne dans le sens inverse des aiguilles d’une montre. Ce sens des aiguilles d’une montre n’a vraiment aucun sens !

En fait, tout est la faute du Soleil qui, lui-même, tourne dans le sens inverse des aiguilles d’une montre et entraîne à peu près tous les objets de son système dans le même sens, puisque tous ces objets se sont formés dans le nuage qui l’entourait il y a très longtemps et qui tournait dans le même sens que lui.

En revanche, toutes les étoiles de la Voie Lactée tournent autour du centre de notre galaxie dans le sens des aiguilles d’une montre. Ouf.

Est-ce parce que la Lune tourne dans le sens inverse des aiguilles d’une montre, semblant ainsi remonter le temps, que les nœuds Nord et Sud ont été utilisés en astrologie karmique ? En tout cas, selon cette tradition récente, la position de ces nœuds lunaires au moment de notre naissance serait censée donner une indication de ce que nous avons fait dans une vie antérieure, et de ce que nous devons faire dans cette vie. Le principe du karma est que nous arrivons dans cette vie avec un « bagage » d’aptitudes, de modes de pensées, d’habitudes, etc. que nous devons compenser dans cette vie-ci. Le nœud Sud nous dit d’où nous venons, et le nœud Nord, où nous allons (où nous sommes aujourd’hui, en pratique).

Chaque « nœud » se produit avec en toile de fond une partie du ciel, donc une constellation du zodiaque. L’astrologie karmique associe ainsi chaque nœud à la tonalité du signe astrologique où il se produit : tonalité négative pour le nœud Sud qui décrit le karma antérieur et tonalité positive pour le nœud Nord qui décrit ce que l’individu doit accomplir pour progresser.

Il y a ainsi, révélés par les cycles de la Lune, douze karmas :

1) Nœud Nord en Bélier et nœud Sud en Balance : Vous avez été paralysé par vos hésitations (Balance), il vous faut dans cette vie vous jetez dans l’action (Bélier).
2) Nœud Nord en Taureau et nœud Sud en Scorpion : Vous avez constamment eu peur de tout perdre (Scorpion), il vous faut maintenant miser sur le travail pour construire (Taureau).
3) Nœud Nord en Gémeaux et nœud Sud en Sagittaire : Vous avez été un peu prisonnier des conventions (Sagittaire), il vous faut maintenant être plus ouvert, plus léger, plus « communicant » (Gémeaux)
4) Nœud Nord en Cancer et nœud Sud en Capricorne : Vous avez été un peu hautain et dirigiste (Capricorne), il vous faut maintenant découvrir l’amour inconditionnel et développer une vie psychique plus empathique (Cancer)
5) Nœud Nord en Lion et nœud Sud en Verseau : Vous avez eu tendance à ne rien attendre des autres (Verseau), il vous faut maintenant agir dans la justesse et l’équilibre (Lion)
6) Nœud Nord en Vierge et nœud Sud en Poissons : Vous avez acquis une bonne connaissance psychique (Poissons), il vous faut maintenant gérer avec brio les choses matérielles (Vierge).

Et l’on recommence à l’envers :

7) Nœud Nord en Balance et nœud Sud en Bélier : Vous avez eu l’esprit d’un guerrier surtout préoccupé par l’action (Bélier), il vous faut maintenant vous intéresser à la notion de couple, au partenariat (Balance)
8) Nœud Nord en Scorpion et nœud Sud en Taureau : Vous avez eu une grande sensualité, un sens prononcé de la possession (Taureau), il vous faut maintenant faire l’expérience de la transformation (Scorpion)
9) Nœud Nord en Sagittaire et nœud Sud en Gémeaux : Vous avez eu tendance à papillonner (Gémeaux), il vous faut maintenant vous fixer un but unique et vous y tenir (Sagittaire)
10) Nœud Nord en Capricorne et nœud Sud en Cancer : Vous avez eu tendance à chercher des refuges auprès de votre famille, de vos amis, etc. (Cancer), il vous faut maintenant prendre des responsabilités (Capricorne)
11) Nœud Nord en Verseau et nœud Sud en Lion : Vous avez acquis une bonne connaissance de vous-même (Lion), il vous faut maintenant apprendre à connaître les autres (Verseau)
12) Nœud Nord en Poissons et nœud Sud en Vierge : Vous avez eu une tendance à la rigidité et à la critique facile (Vierge), il vous faut maintenant vous ouvrir aux autres, devenir leur porte-parole, leur médiateur (Poissons) [11]

Le dernier karma est le mien, et je confirme, connaissant certaines de mes vies antérieures et les lignes de force de mon incarnation actuelle [12].

Mais je sens que vous êtes sceptique. Il est d’ailleurs possible que vous ne croyiez pas aux vies antérieures ni au karma. Mais, même si vous y croyez, vous êtes sans doute surpris de découvrir qu’il n’y a que douze karmas possibles. Ainsi, le foisonnement des destins que nous voyons autour de nous se résumerait à douze problématiques, pas une de plus ? Eh bien oui. Certes, les décors, les personnages, les situations varient, mais les défis à relever sont peu nombreux. Cela dit, l’astrologie karmique affine un peu ce schéma. Il faut aussi regarder dans quelle « Maison » se trouve la planète dominante de votre nœud. Comme il a dix maisons, cela nous donne 10 Maisons x 12 karmas = 120 nuances de karmas. Mais, regardez bien autour de vous et examinez les problématiques dans lesquelles vos amis se débattent, vous n’en trouverez sans doute pas plus de douze. Avec des nuances.

Le nœud lunaire dépend de la date de naissance. Si vous souhaitez savoir quel est votre nœud lunaire, vous pouvez consulter ce site : memoiredesviesanterieures/votre-date-de-naissance-et-votre-karma/ephemerides-des-noeurds-lunaires.

Ce qui est troublant c’est cette idée qu’une vie vient compenser une vie antérieure. Nous retrouvons ici cette idée que tout se transforme toujours en son contraire.

Samsara

Les nœuds lunaires nous invitent à parler d’un très grand cycle qui règle nos vies, celui de nos incarnations.

Ce cycle, les asiatiques l’appellent Samsara, la roue des incarnations. Venant d’on ne sait où, peut-être d’autres planètes, notre âme arrive dans la zone d’influence de la Terre et va alors vivre une succession d’expériences liées à la matière et à sa forme vivante, la chair. Elle va donc choisir un « véhicule », un corps, et s’y incarner pour mener plusieurs vies basées sur la matérialité. Elle va ainsi faire l’expérience du désir, parce qu’habiter un corps n’est pas de tout repos. Le corps crée toutes sortes de souffrances et engendre une infinité de désirs pour alléger ces souffrances. C’est ainsi que le piège se referme sur nous, pauvres mortels, et nous enchaîne à la roue des incarnations. Tant que nous ne nous libérons pas de ces désirs, nous restons enfermés dans cette roue et les vies se succèdent. En plus, à chaque incarnation, nous accomplissons des actes pas très sympathiques que nous devons compenser pendant une vie ultérieure. Nous accumulons du karma.

La réincarnation est un mécanisme difficile à comprendre car nous le décrivons avec nos yeux d’humains et les choses sont sans doute beaucoup plus compliquées qu’il n’y paraît. Ainsi, ce n’est pas un individu qui se réincarne. C’est notre âme qui voyage et qui, à travers différentes expériences, parcourt la roue Samsara. Mais alors, est-ce une « punition » pour l’âme de s’incarner sur Terre ? Ce n’est sans doute pas une punition, mais c’est une souffrance. Là, c’est clair. En fait, il semblerait que le but ultime de la réincarnation est d’élever la matière, de la doter d’une conscience, de la métamorphoser. La matière correspond à des énergies très basses ; l’âme au contraire évolue dans des sphères plus élevées. Notre personnalité fait en quelque sorte le lien entre les deux. C’est nous qui pouvons petit à petit élever la matière, la « spiritualiser ». Hélas, la matière ne semble pas disposée à cette transmutation, et elle résiste ! Elle nous envoie des désirs et des tentations multiples auxquelles nous cédons le plus souvent. Voilà pourquoi, comme la souris qui galope dans sa roue sans fin, Samsara nous retient dans un cycle infernal de réincarnations.

Mais que fait notre âme entre deux incarnations ? Selon la tradition ésotérique, l’âme ne se réincarne pas immédiatement après la mort. Elle séjourne dans un lieu hors du temps et de l’espace appelé astral. Là, elle reste un certain temps, le temps de « digérer » l’expérience qu’elle vient de vivre. Elle réfléchit aux événements qui ont jalonné son existence. En quelque sorte, elle se livre à un examen de conscience. L’âme ne décide pas toujours de compenser les mauvaises actions de notre ego tout de suite. Il arrive qu’elle garde ce « karma » en réserve pour une vie ultérieure. En fait, l’âme tient un tableur Excel où elle note les expériences qu’elle doit faire dans le monde terrestre. Au fur et à mesure, son tableau Excel se remplit : « Ça je l’ai fait, ça je dois le faire, ça j’attendrai encore un peu ». À ce programme s’ajoutent les actions à mener pour compenser le karma. C’est un mécanisme complexe, mais ce n’est au fond qu’une combinaison de vibrations.

L’âme, pendant son séjour dans l’astral, regarde le monde, observe la vie sur Terre. Pas comme un satellite de la Nasa. Son regard est pénétrant. Elle sait ainsi tous les événements que vivra tel individu naissant dans telle famille à tel moment. Lorsqu’elle sent qu’un destin semble lui permettre de satisfaire la poursuite de son programme d’incarnation tout en compensant un peu de karma, elle décide de s’incarner. Ainsi le temps entre deux incarnations peut être très court ou très long. L’âme peut attendre des années, des siècles, qu’une occasion favorable se présente.

Mais il arrive aussi que l’âme se trompe. Elle se rend vite compte, dès les premiers mois ou les premières années de son incarnation, que les circonstances ne sont pas si favorables qu’elle l’imaginait. Alors, elle se retire. Elle peut aussi se retirer « avant l’heure » si elle se rend compte qu’elle a trop chargé la barque, qu’elle a voulu cocher trop de cases à la fois dans son tableau Excel. Parfois, dans ce genre de situation, elle peut décider de mettre de côté son projet initial et se lance dans de nouvelles aventures qu’elle n’avait pas prévues au départ.

Quand tout son tableau Excel est rempli, quand elle a nettoyé tout son karma, qu’elle est « clean », alors, elle quitte le plan terrestre et va vivre de nouvelles expériences, des expériences qui ne sont pas liées à la matière, donc qui se situent hors du temps et de l’espace, hors de notre univers matériel. Elle va dans d’autres dimensions s’harmoniser avec d’autres vibrations. Mais il se peut aussi qu’elle reste dans la zone terrestre et s’incarne sur terre pour accomplir des missions spécifiques.

Tel est le cycle — selon la tradition — que vit notre âme. Incarnation - Astral - Incarnation. Cela ressemble beaucoup au cycle éveil-sommeil-éveil, j’y reviendrai.


Mais, au fait, qui a inventé la roue ?

Dire que nos ancêtres ne connaissaient pas le vélo !

Réponse : les Sumériens ! Comme d’habitude ! Notre plus ancienne civilisation (officiellement) a tout inventé ou presque ! Tellement qu’on se demande si elle est vraiment la plus ancienne !

La roue remonte donc à -3500 ans avant J.-C. Elle a été très vite associée à un essieu, avec différentes techniques pour éviter le frottement et l’usure des essieux. Il a fallu mille ans (-2500 ans avant J.-C) pour que naisse l’idée d’évider la roue et d’installer des rayons pour l’alléger.

Mais une question se pose : pourquoi les Egyptiens n’ont utilisé ni roues ni poulies pour construire les Pyramides ? Cela leur aurait grandement facilité la tâche pour transporter ces millions de blocs de pierre de plus de deux tonnes en moyenne chacun. Peut-être parce qu’ils utilisaient une autre technique encore plus performante... Mais laquelle ? Mystère. Quoique... Plus on s’interroge sur la construction de ces monuments incroyablement pesants, comme les Pyramides d’Egypte, le site de Stonehenge, les murs des cités du Pérou, etc... plus une hypothèse prend corps : nos ancêtres maîtrisaient peut-être l’antigravité, la lévitation en quelque sorte.

Autre hypothèse : les Pyramides ont été édifiées BIEN AVANT l’invention de la roue, donc avant 3500 avant J.-C. et non vers 2500 ans avant J.-C. selon les égyptologues. Mais je ne vais pas relancer ici le débat des origines de nos civilisations...

La Lune veille sur nos rêves aussi...

Eh oui, le cycle des incarnations et réincarnations est très proche du cycle éveil-sommeil-éveil que nous vivons tous les jours. Chaque matin, c’est un peu une nouvelle vie qui commence...

Nous vivons dans la journée des expériences que notre cerveau « mûrit », classe, range, décante, pendant le sommeil. Et hop ! Une nouvelle journée peut commencer et promis-juré, nous ne referons pas les bêtises de la veille. Et même, nous allons tâcher de réparer nos bévues et tenter de nouvelles aventures. Oui, notre cycle journalier ressemble beaucoup au cycle de nos vies. Action-Réflexion-Réaction.

Mais pourquoi dormons-nous ? Pourquoi cette alternance éveil-sommeil qui semble se calquer sur l’alternance jour-nuit ?

L’obscurité nous endort, la lumière nous réveille... Ainsi en va-t-il du cycle circadien. En l’absence de référence à la lumière, nous maintenons à peu près ce cycle de vingt-quatre heures, ce cycle de la rotation de la Terre sur elle-même que nos gênes ont sans doute intégré. Bien sûr, le travail de nuit et les voyages intercontinentaux perturbent ce mécanisme avec des conséquences qui peuvent être dramatiques.

Pourquoi toutes les 90 minutes vous avez un petit coup de BRAC ?

Mais lorsque nous sommes éveillés, nous connaissons aussi des cycles. N’avez-vous jamais ressenti le besoin d’une petite pause dans la journée, en milieu de matinée, par exemple, ou en milieu d’après-midi. Je jurerais que cela vous prend toutes les 90 minutes ! Car notre activité connaît un cycle qu’on appelle du joli nom de « Basic rest-activity cycle (BRAC) » qui donne à peu près ceci : 45 minutes d’activité (attention au maximum, capacité intellectuelle au maximum), 45 minutes de perte de performances et environ 20 minutes de récupération.

À l’époque où j’animais des séminaires de formation professionnelle, je ménageais toujours une pause d’un quart d’heure au bout d’une heure et demi car je sentais bien que l’attention de mon auditoire baissait un peu. Lorsque je suis devant mon écran d’ordinateur et que j’écris un article comme celui-ci, il m’est difficile de maintenir ma concentration plus d’une heure et demi. Il faut que je fasse une pause d’un quart d’heure, et ça repart.

Vous êtes-vous demandé pourquoi les films durent 90 minutes et pas une heure ou deux heures ? Vous le savez maintenant, c’est à cause du BRAC.

Quand j’écrivais des scénarios pour la télévision, je savais qu’il fallait toujours qu’il se passe quelque chose au bout de 90 minutes, soit on finissait son histoire, soit on la relançait par un coup de théâtre (un meurtre en général). Pour les spectacles un peu long, par exemple les galas de boxe auxquels j’assiste régulièrement, et qui durent en général trois heures, on ménage un entracte avec sandwich et buvette au bout d’une heure et demi. Pour lutter contre le coup de BRAC ! Sur l’autoroute, on nous conseille de faire une pause toutes les deux heures. C’est une façon plus pratique de présenter le BRAC. Mais, en réalité, toutes les 90 minutes, on pique un peu du nez. Un arrêt sur une aire de repos et ça repart.

Le plus étonnant est que le cycle du sommeil dure aussi 90 minutes. Ce cycle se décompose en deux phases :
- un sommeil lent, de 60 à 75 minutes, qui se compose lui-même de 4 phases : l’endormissement, le sommeil léger, le sommeil profond, le sommeil très profond ;
- le sommeil paradoxal, de 15 à 20 minutes. C’est pendant cette phase de sommeil paradoxal que nous rêvons. En tout cas, les sujets que l’on réveille pendant cette phase se souviennent bien de leurs rêves, alors que lorsqu’ils sont réveillés à d’autres moments, le souvenir des rêves est plus flou. On considère maintenant que le rêve est une activité continue du cerveau. Nous rêvons en permanence. Simplement, nous sommes plus sensibles à cette activité onirique lorsque nous dormons et que le monde extérieur n’accapare plus notre attention.

Nous passons quand même un tiers de notre vie à dormir. Et personne ne sait vraiment pourquoi. Mais est-ce si étonnant ? Nous avons vu jusqu’à présent tant de cycles, tout se transformant toujours en son contraire. Pourquoi l’éveil ne serait pas suivi du sommeil et le sommeil de l’éveil... la réalité du rêve et le rêve de la réalité... le mouvement de l’inaction et l’immobilité de l’action ? À mon avis, nous dormons parce que la Terre est ronde, tout simplement. Comme il y a le jour et la nuit, l’hiver et l’été, la pleine lune et la nouvelle lune. C’est ainsi. C’est la loi des cycles.

Notes

[7] Rappelons l’astuce pour savoir si l’on a affaire au premier croissant ou au dernier, au premier quartier ou au dernier : on dessine un trait vertical nord-sud au milieu de la Lune. Si le trait forme avec la partie éclairée la lettre p, c’est le premier quartier ou le premier croissant ; si la partie éclairée forme avec le trait la lettre d, c’est le dernier quartier ou le dernier croissant.

[8] Précisément 29,530588 jours.

[9] http://www.calendrier-365.fr.

[10] La force d’attraction du Soleil est quatre fois plus faible que celle de la Lune.

[11] D’après www.astroriviera.com/le-noeud-nord-en-signe-92-r.html

[12] Voir mon récit Ces vies dont nous sommes faits.

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PUBLIÉ LE : 21 mai 2015 | MIS À JOUR LE : 18 juillet 2015
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